Mes premières impressions des animes de l’été 2018

Anime Review
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L’été bat son plein et les animes de la saison également. Si vous vous êtes réfugiés chez vous pour profiter de la climatisation, il est fort probable que vous souhaitiez un bon anime pour que le plaisir soit double (sans jeu de mot). Dans cette jungle de nouveaux titres et pour vous faire gagner du temps, je vous propose une petite review de dix animes qui mérite d’être regardé (ou pas).

NOTE : Mes avis ne tiennent compte que des deux premiers épisodes de chaque série.

 

AVEC LES FÉLICITATIONS DU JURY

 

Hanebado

Un anime qui m’a fait beaucoup de bien, même s’il est loin d’être parfait. Sur le plan technique, c’était très impressionnant. Les images du premier épisode sont les mêmes que celles du trailer : on a le droit à un duel âpre et disputé. L’opening donne le ton : les séquences en noir gras montrent les pleines compétences du staff. Compétences mises en avant pendant les matchs, où la vitesse et la puissance des impacts sont très bien rendues.

Pour l’histoire, elle n’est pas aussi clichée que je l’aurai cru au premier abord. Même si elle respecte celle de la majorité des shônens sportifs, un propos se dégage de l’anime : le talent contre le travail acharné. Ayano est une joueuse de génie, possédant une armada de compétences. Excellents réflexes, gauchère, acuité visuelle : elle est façonnée pour ce sport. Ce qui a le don de l’exaspérer, surtout quand le coach fait du forcing pour qu’elle rejoigne son club. Mais également Nagisa, qui s’entraîne d’arrache-pied pour faire oublier son avantage naturel : sa grande taille. Dégoûtant au passage les autres membres du club.

Même si le message passe de manière claire, l’anime ne rajoute une double narration avec le club de tennis. Histoire que ça rentre bien. Pour ma part, j’aurais pu comprendre sans mais pourquoi pas. De plus, Nagisa méritait plus de développement durant son mini-arc. Le rythme trop rapide n’aide pas à approfondir le caractère du personnage, plus subtil qu’il n’y apparaît. Et la résolution reste d’un basique absolu. Du coup, j’attends de voir comment cela va tourner.

Avec une structure classique mais une forme transcendante, Hanebado a bien du potentiel.

 

Chio-chan no Tsuugakuro (Chio’s School Road)

Anime qui, contrairement à son trailer, n’est pas aussi barré qu’il en a l’air. Ou du moins, il l’est mais tout en gardant une pointe de réalisme. Les épisodes se séparent en deux sketchs partant de la même base. A chaque fois, nous suivons le trajet (ou plutôt la traversée) semé d’embûches de Chio à son lycée avec ses amies Manana et Hosokawa.

Sans être super drôle, l’anime arrive à se montrer originale. Et c’était pas gagné avec un gros cliché d’otaku antisocial en guise de personnage principal. Par contre, il arrive à tirer profit en jouant cette carte à fond. Grâce à son expérience des jeux de guerre, elle trouvera des solutions toujours plus intelligentes face des personnages toujours plus loufoques. Mention spéciale au loubard, qui se trouve être très attachant. 

Seul ombre au tableau : le rythme, qui manque de rapidité. On sent que l’anime essaie de combler pour tenir les 24 minutes. Du coup, les chutes se font beaucoup trop attendre. Certes, elles sont imprévisibles mais elles ne sont pas transcendantes non plus. Ce qui fait pointer un petit peu de frustration quand on a monté un film en l’attendant. Fort heureusement, ce défaut s’estompe dans les épisodes suivants.

Malgré cela, Chio-san reste un anime très détente pour se reposer le cerveau. Et prendre des screenshots à la con.

 

Les brigades immunitaires (Hataraku Saibou)

Et si Il était une fois la vie était un anime japonais ? C’est la question à laquelle Les brigades immunitaires répond et avec réussite. L’ambiance y est légère : on se détend devant cet anime pour enfant (sans vouloir être dénigrant). “Anime pour enfant” car la structure suit une certaine routine, parfait pour une pause dans la semaine. On suit les aventures de la maladroite Globule Rouge dans le corps humain, qui se fait régulièrement attaquer par des bactéries, virus et autres parasites. Heureusement, les Globules Blancs veillent.

Et je ne m’attendais pas à autant de violence, venant d’un anime aussi feel good. Mais la violence et les animes, vous savez … Idem pour les quelques clichés bien nippons comme les (adorables) lolis plaquettes ou les yanderes macrophages. Ce qui nous dépayse pas trop, entre nous.

Enfin, pour la partie éducative, on oscille un peu. Au niveau du fond, rien à dire : c’est très bien illustré et expliqué. Le problème vient plus de l’introduction des personnages. Dans le premier épisode, tous les types de cellules sont introduits, sans pourtant que l’on explique (dans l’immédiat) leur rôle. Ce n’est que bien plus tard que l’anime les développe. Si vous êtes assez vieux pour avoir vu Il était une fois la vie, cela vous rappellera des souvenirs. Mais pour les néophytes ultimes, ceci pourra manquer de clarté.

Un anime bien sympa et qui vous rendra moins bête.

 

Grand Blue

Un anime à l’humour très … viril, qui ne va pas plaire à tout le monde. Il part beaucoup sur la nudité MASCULINE, les abdos saillants et l’alcool coulant à flot. Pour ma part, cet humour très décalé m’a conquis. Les blagues s’enchaînent à un bon rythme : on ne s’ennuie pas et les situations burlesques arrivent se réinventer. Ajouté les réactions iconiques des personnages et on obtient des épisodes à mourir de rire. 

Le personnage principal, Iori, se retrouve être très relatable. Il s’agit d’un étudiant fraîchement débarqué dans son université. Et comme tout étudiant normal, sa vie tranquille va tourner autour de sa nouvelle bande de potes. Des filles, qui servent de point de rappel à la normalité. Et de l’alcool avalé par litres. Ce qui exaspère ses cousines, Nanaka et Chisa, toujours là pour débarquer au plus mauvais des moments.

On aurait pu croire que le pauvre Iori se fait bizuté de manière assez sale. Et que ce traitement relève du harcèlement. Mais c’est sans compter sur ce détail : IORI ASSUME TOTALEMENT. Ce qui rend cette ambiance bon enfant et qui fait que l’on s’attache à ces montagnes de muscles.  

Pour le moment, la plongée n’est pas très abordé. L’anime se concentrant plus sur l’humour. Cependant, la transition commence à se faire et Grand Blue nous offre des scènes aquatiques magnifiques. L’eau pure et limpide, la faune varié et l’ambiance presque spatiale nous donne envie de nous jeter à l’eau.

Alors ne vous fier pas à la promesse de l’opening, faisant la part belle à la plongée. Car ce n’est pas de cela dont il est question dans cet anime bien barré.

 

Banana Fish

Un anime de mafia très particulier, loin des autres 91 Days. Ce qui choque en premier, c’est son aspect visuel. On se retrouve avec une ambiance lumineuse et colorée. Tranchant net avec le scénario, qui SPOILER est loin d’être joyeux. La réalisation se trouve être très dynamique. Les scènes d’action sont prenantes avec une chorégraphie bien pensée et des choix efficaces. Comme des points de vue à la première personne pour nous faire ressentir l’urgence et la peur.

Le seconde chose qui frappe, c’est la tension homoérotique qui dégage de l’oeuvre. Et c’est à peine caché : Ash s’est fait abusé par son père adoptif, un de ses homme veut le sauter, les personnages sont très proches. Bref, cela pourra rebuter plus d’un. Mais cela ne dérange pas vraiment l’intrigue : ça reste en arrière-plan.

Banana Fish possède un scénario très confus, dans la mesure où l’anime n’a pas de scène d’exposition. On a l’impression de débarquer en plein milieu de l’histoire. Il faudra des efforts pour des liens entre les différents éléments présentés dans l’histoire. Ce qui peut déplaire ceux qui cherche du scénario sans prise de tête. Pour les autres, ils se retrouveront à mener une véritable enquête, tout comme nos personnages.

Personnages qui sont attachants. Loin des clichés de mafieux, on se retrouve plus avec des loubards. Ash, le rebelle sans peur ni reproches, est loin d’être un personnage sombre. Au contraire, il possède du charisme, qui lui vient de son statut de chef de gang. Une fratrie pour lui. Eiji, le photographe qui l’accompagne, est de nature craintive. Mais ce n’est pas un fragile : la preuve avec une belle scène dans l’épisode 2 (#nospoil). Ces deux personnages vont tisser des liens de plus en plus fort de manière innocente, sous-entendant que peut-être …

Banana Fish, c’est le thriller (sans vraiment en être un) de la saison.

MENTION ASSEZ BIEN

 

Sirius the Jaeger

Un anime de vampire qui, par miracle, n’aborde pas de romance. Au contraire, on se retrouve avec une sérieuse histoire de chasse à l’homme. Une organisation, nom de code V Shipping, traque les vampires, qui se sont exilés au Japon. Dans cette équipe, nous suivons surtout un jeune homme nommé Yuliy, qui cherche à se venger des créatures.

Dit comme ça, le scénario est plutôt classique. Et vous n’auriez pas tort de le penser. Pour le moment, chaque épisode suit l’enquête d’un (ou plusieurs) meurtre(s) commis par nos vampires. Mais ce qui rend le tout intéressant, c’est l’univers construit par l’anime. Un univers vaste qui possède un passé en dehors du récit. On nous présente les forces en présence, leurs buts, leurs forces. Mais aussi leurs méthodes. D’un côté, comment les vampires veulent assurer leur survie, grâce notamment à la technologie. De l’autre, pourquoi chaque membre de l’équipe s’est engagé dans la bataille. Ce qui montre un réel effort pour creuser les possibilités du scénario.

Cependant, je trouve le rythme assez lent. L’anime présente ses informations au compte-gouttes, ce qui n’est un mal en soi. Mais Sirius the Jaeger oublie de nous parler d’un élément fondamental de la série : les Sirius et l’Arche. De ce qui en a été dit, on devine que ce sont des individus spéciaux, possédant des pouvoirs. De fil en aiguille, on en déduit que ce sont des loups garous. Alors pourquoi ne pas les appelés comme ça ? Mystère.

 

Harukana Receive

Petite déception personnelle sur plusieurs points. En premier, la musique. A part la sublime première OST qui met direct dans l’ambiance, les autres sont transparentes. Et Dieu sait que l’anime a un compositeur de talent: Faber Rasmus. Et en second, c’est le manque d’impact global. Certes, ce ne sont que des matchs pour du beurre. Mais c’est trop peu dynamique et mal rythmé. La 3D de la balle empêche l’incrustation d’effets pour la rendre plus rapide et le montage rushe les matchs. On est à la limite de l’ennui.

Les personnages sont sympathiques et respirent la bonne humeur. Mais leurs développements sont d’un classique flagrant. Kanata complexe sur sa petite taille, un gros handicap dans le volley. Mais grâce au pouvoir de l’amitié, Haruka va réussir à la motiver de nouveau. Pas de quoi renverser des tables. L’inclusion de nouveaux personnages finit par apporter de la fraîcheur à l’ensemble. Mais il va falloir vite remédier à ce problème pour ne pas qu’Harukana Receive tombe dans la répétition tranche de vie-match pendant les 12 épisodes.

 

Asobi Asobase

Autre anime avec des filles, autre déception. Et celle-là, elle est grosse car je m‘attendais à beaucoup mieux venant de ce réalisateur de génie, Seiji Kishi. Le constat est simple : je n’ai pas ri une seule fois durant le premier épisode. Alors pourquoi ? Les sketches passent beaucoup trop vite. Ils ne sont jamais assez préparés avant la chute, ce qui en diminue son effet. De plus, l’anime surabuse de réactions démesurées pour forcer le rire. Mais si cela marche une fois, l’effet s’essouffle très vite.

Les personnages sont des clichés vivants mais le problème est ailleurs. Le ressort principal de la série ne déclenche pas le rire tant il ne repose sur pas grand-chose. En effet, Kasumi a des mauvaises notes en anglais et va donc voir Olivia pour qu’elle lui apprenne. Cependant, Olivia ne parle pas un mot d’anglais : elle est seulement d’origine américaine. Elle va donc se perdre dans un engrish foireux. Ce qui reste l’un des ressorts comiques les plus surutilisés de l’animation.

Heureusement (et il était temps) que le niveau remonte avec le deuxième épisode. On a enfin le droit à des situations originales et qui font rire. Les chutes sont bien planifiés et on ne s’ennuie pas devant la débilité de notre trio. Et étrangement, aucune mention de l’anglais de Kasumi…

Par contre, mention spéciale à l’opening et l’ending, qui n’ont mais absolument rien à voir avec l’anime.

Asobi Asobase manque d’originalité et cela en fera fuir plus d’un…  si on reste au premier épisode. Mais il a réussi à remonter la pente alors espérons qu’il continue sur cette voie.

 

 Angel of Death (Satsuriku no Tenshi)

C’est un let’s play du jeu original, pas un anime. L’intrigue reprend tellement les codes du jeu survival horror que c’est à peine flagrant. Rachel est une frêle jeune fille dans un hôpital abandonné rempli de psychopathes qui veulent la tuer. Son but est donc de s’échapper de cet endroit en grimpant les étages jusqu’à la sortie. Vous le sentez le bon scénario de dungeon RPG ?

Mis à part ça, l’atmosphère froide et mystérieuse nous fait entrer dans l’ambiance. Bien que les personnages soient des énormes clichés. L’innocente blonde aux yeux bleus, le fou furieux, le docteur pédophile composent (pour le moment) ce joyeux cast. Ils vont clairement diviser les avis, tant leurs caractères sont (à peine) exagérées. Soit on y croit et ils font peur, soit on hurle de rire.

Mais on y croit à ces personnages parce qu’ils sont bien mis en valeur grâce à la mise en scène. L’anime joue avec les lumières et le hors-champ de manière efficace. Car même on voit arriver les scènes, elles gardent leurs effets tout de même.

Angel of Death est un petit anime d’horreur qui fera frissonner les plus sensibles. Et à raison.  

LES RECALES

 

Island

Du Key mal fait ! Cet anime essaie de reproduire la recette des Clannad et autres Little Busters, sans succès. A savoir prendre un contexte réaliste en y ajoutant des éléments fantastiques. Dans les œuvres de Key, ils étaient dispensés avec parcimonie et assez loin dans l’anime. Dans Island, ils sont catapultés dès le premier épisode. Setsuna vient du futur et Rinne est un fantôme, comment on peut avaler ça ? Comment les autres filles (qu’il n’a jamais vu) savent que c’est un voyageur temporel ? Parce que c’est pas écrit sur son front de mémoire.

On se retrouve sans cesse à se poser des questions. Pas sur les familles de l’île, qui sont pas mis en avant alors que c’est le point central de l’intrigue.  Mais sur la logique de tout ce bazar. Ce qui est dommage puisque le deuxième épisode pose les enjeux de l’anime. Cependant, c’est fait de manière trop directe : cela en est presque du spoil tellement ça balance tout ce que doit faire le héros.

Island s’arrêtera là pour moi.

 

How to not summon a demon

Les isekais et moi, c’est toujours pas ça et How to not summon ne va pas y changer grand-chose. Pas de surprise générale : on (re)plonge dans un isekai des plus basique. A savoir un fana asocial de MMO qui se fait téléporter dedans par deux filles, qui se disputent pour savoir qui l’a invoqué.

Les personnages sont des clichés dans toutes leurs splendeurs. Au choix, on a le droit à l’elfe blonde à gros seins qui pense qu’à bouffer. La loli avec les oreilles de chat possédant un démon Naruto-style. Et enfin le roi démon super fort qui est à deux doigts de violer la loli mais se ravise parce que … le personnage de LN générique maybe.

L’univers n’est pas exploité : c’est un monde fantastique médiéval comme on le trouve partout. Et quand l’anime essaie de le développer, il utilise toujours des monologues de Diablo (notre fana de MMO) qui fait des comparatifs entre ce monde et le jeu. ALORS QUE C’EST LA MEME P***** DE CHOSE. Ce qui montre que les scènes fanservice ont été préférés à celles de magie.

Pas grand-chose d’intéressant (ni d’amusant), en somme.

 

Yuna de la pension Yuragi (Yuragi-sou no Yuna-san)

Qui ressemble plus à un anime de baston que harem. Du moins, à la vue du personnage principal atypique dans son look. Bandages aux avant-bras, plutôt baraqué, baluchon à l’épaule. On a plus à faire à un aventurier qu’à un lycéen. Sans compter que l’action ne se déroule pas dans un lycée, ce qui a le mérite d’être souligné.

Mais pour ceux qui craignaient de ne pas avoir un anime harem, ne vous inquiétez pas : tous les ingrédients y sont. Les personnages qui composent ce bon vieux harem sont la legal loli (Kinue), la fille chat (Saya), la ninja tsundere (Sagiri) et le fantôme timoré (Yuna). Vous trouverez votre bonheur (tant que vous aimez le stéréotype). Kogarashi reste dans la même veine que les autres Raku et Rito : LE MEC EST GENTIL. Ce qui est d’une banalité absolue : on le voit dès le premier épisode et notre avis sur son potentiel de séduction n’est pas très glorieux.

Et ne comptez pas sur l’humour pour rattraper le tout. Les gags se répètent en boucle … dès le deuxième épisode. Kogarashi voit Yuna à poil, elle crie puis active ses pouvoirs télékinétiques pour envoyer le jeune homme dans la rivière et dans les bains. Ce qui déclenche la colère de Sagiri que le prend pour un énorme pervers. Si l’anime était sorti 10 ans auparavant, cela aurait pu faire rire. Mais dans le genre harem saturé d’aujourd’hui, cela fait à peine sourire.

Yuragi-sou no Yuna-san, héritier de To Love Ru ? Plutôt son copieur (avec Love Hina).

Et c’est sur cette dernière note salée que s’achève mes impressions sur les dix animes les plus populaires de cet été.

Et vous, quels sont vos avis sur ces animes ?

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Database d'anime, de seiyuu et d'opening sous forme humaine. Joueur de LLSIF à ses heures perdues. Trouvable sur Twitter (@RequiemForFemto) et MAL (xxxPhantom).

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