TGS SB 2018: Come Back Home (again)

Convention Review
tgs sb 2018 diagora

« Qu’est-ce que ça fait de revenir à la maison ! » ou soit la première phrase que je me suis dit en revenant à Toulouse. Bien sûr, c’était pour voir ma famille et mes amis. Mais aussi (et surtout) pour aller au Toulouse Game Show Spingbreak (ou TGS SB) 2018, qui s’est déroulé au Centre des Congrés Diagora à Labège.

Mon histoire avec le TGS

 

Alors, dans mon rush des conventions du mois d’avril, j’étais assez emmerdé. Parce que deux conventions qui m’intéressaient se déroulaient le même week-end. J’avais le choix entre le TGS et Jonetsu. Jonetsu, petite convention qui se passe près de Paris et qui commence à s’imposer en termes de qualité. Invités de marques, jeunes créateurs talenteux et associations pour mettre l’ambiance, tout était présent pour plaire.

Et pourtant, c’est le premier choix que j’ai choisi. Tout simplement parce que cette convention, j’ai grandi avec. Je l’ai découverte en 2011 (c’était ma première conv au passage) et cette édition, cela a été ma 14ème édition d’affilé. Le déplacement au Parc des Expositions, ses premiers très grands invités, le nombre toujours plus croissant de visiteurs sont des événements auxquels j’ai assisté durant toutes ces années.

J’y reviens à chaque édition, peu importe les événements. En première, semaine BAC blanc la semaine suivante ? Je découvre le Pac des Expos. En terminale, le BAC approche ? Des amis m’accompagnent. Mon travail me force à déménager à Paris ? Je pose des jours de congés. Vous pourrez vous dire pourquoi j’y vais à chaque fois. Et bien, je ne savais pas vraiment … jusqu’à ce que j’écrive cet article.

tgs sb 2018 cosplay tokoyami

Le DDR, dans la peau d’un staff

 

Comme je vais à toutes les éditions, je n’ai même plus besoin de plan pour savoir par où entrer. Et je file directement au sous-sol du bâtiment pour faire mon activité préférée : du DDR. Première surprise : le stand de l’asso Roxor-land (qui propose le DDR et Just Dance) n’était pas à la bonne place. En effet, il devait se trouver dans la petite salle à part. Pour avoir pouvoir discuter avec la gérante, il y aurait eu un échange d’emplacement. Un stand de Just Dance avec des gens transpirants à côté d’un autre stand dans une pièce étroite. C’est pas la meilleure cohabitation espérée.

Je connais pas tous les détails de l’histoire, mais je ne savais pas que cela pouvait se faire aussi facilement. Surtout que je pense que le staff a dû être prévenu. Parce que je doute fort que cela soit fait comme ça.

Mon rapport avec l’association est assez étroit. Dans le sens où je squatte tellement que j’ai fini par être un membre officieux de l’association. En attendant mon tour, je règle les options pour les gens, organise la file, relance quand ça plante. Un staff dans toute sa splendeur et avec ses inconvénients aussi.

Le plus gros étant le fait de ne pas pouvoir partir quand je le voulais. Dans le sens où si le staff officiel s’absente, je me dois de rester. En soi, je n’avais aucune obligation, mais par principe, je reste pour ne pas laisser les débutants livrés à eux-mêmes et qu’ils ne cassent pas quelque chose. De plus, pour les recommandations, je repasserai. Implémenter de nouveaux morceaux était une idée qui m’était venu samedi soir. Et vouloir le faire du jour au lendemain, c’était pas une super idée en fin de compte.

Mais bon, malgré ça, c’est toujours un bon moment de faire du DDR. Parce que peu importe le public, il est bon. Certaines personnes savent jouer et je pouvais parler avec eux. D’autres sont des habitués et je prends des nouvelles. Et enfin, la grosse majorité des gens ne savent pas jouer et sont émerveillés par les bons joueurs.     

tgs sb 2018 cosplay diamond rutile

L’Agora et le reste de la convention

 

Pour prendre quelques pauses, je suis remonté à la surface pour aller faire un tour dans le reste de la convention. Et j’ai constaté qu’il y avait moins de monde que d’habitude. Bien sûr, les allées étaient bondées le samedi. Mais à certains endroits, on sentait qu’on pouvait circuler assez facilement. Et c’était surtout vrai le dimanche. Je me demande pourquoi les gens ne sont pas venus #GreveSNCF.

L’Agora m’a assez déçu, il faut le dire. A commencer par les « boutiques sauvages ». C’est-à-dire des stands qui vendent des produits non-officiels à des prix de fou. En soi, je n’ai rien contre eux : ils ont le droit de faire leur commerce mais ça manque d’âme. C’est en mode : tu paies et « merci, au revoir ». Alors qu’avec les vendeurs avec LEURS produits, tu peux leur parler et échanger un peu avec eux.

Autre chose décevante : le faible nombre d’artistes. Certes, ils en avaient quelques-uns dans l’Agora. Mais les autres étaient relégués à l’étage de la Diagora. Soit un endroit caché où peu de personnes passent. Et même si j’aime beaucoup les œuvres d’artistes, je ne me jette pas systématiquement dessus. Comprenez que ce qu’ils vendaient, je l’avais déjà vu en décembre.

En dehors de ça, le reste de la convention m’a laissé assez pantois. Dans le sens où depuis quelques années, les thèmes de la convention se diversifient. Le TGS n’essaie de ne pas se cantonner aux animes/manga mais la culture populaire en général. En témoigne le changement du TGS Ohanami en Springbreak. On retrouve du comics, de la science (au sens large du terme), de la BD franco-belge. Ce qui permet de diversifier le public ainsi que contenter une nouvelle tranche. Au détriment des autres ? Je ne pense pas puisque ça reste assez marginal. C’est cool mais ça ne m’intéresse pas.

Enfin, dernier point négatif qui n’est la faute de personne : la météo. Entre le samedi avec un vent de fou et le dimanche sous la pluie, j’ai connu mieux. Mais le staff de la conv a su réagir rapidement et efficacement. De base, pour aller à la Diagora, il faut faire le tour par dehors et le passage à l’intérieur est à sens unique. Sauf qu’avec la pluie, hors de question de faire sortir les gens. Conséquence, une double circulation a été mise en place. Et c’était loin d’être le bordel, bien au contraire.   

tgs sb 2018 cosplay tracer

La communauté cosplay et la conclusion

 

Et enfin, le gros plus de la convention, ce sont les cosplays, qui ont été au top. La communauté toulousaine est d’une grande taille et d’une grande qualité : les photos parlent d’elles-mêmes. De plus, beaucoup de séries étaient représentés : Love Live, L’ère des Cristaux, Fate. Après, je cite que des animes mais ils avaient aussi de Five Nights, DDLC, Overwatch entre autres.  

tgs sb 2018 cosplay wolverine

Je vous avais dit dans l’intro que je ne savais pas pourquoi je venais à chaque fois. Et bien, c’est en photographiant Wolverine ci-dessus que la raison m’est apparu (qui est incroyablement conne avec du recul). Ce cosplayer, je l’apercevais depuis quasiment mon premier TGS. Cette édition-ci, il avait amené sa petite fille. Et dans ma tête, je me suis dit « Putain, il a une fille maintenant ».

Et le maintenant a toute son importance. Parce que le TGS accueille les mêmes personnes et les mêmes exposants. Ce qui est à la fois un gros défaut et une grande qualité. Le point négatif, c’est la monotonie. A force de voir les mêmes choses, on finit par se lasser. Mais certains artistes se débrouillent pour proposer du nouveau contenu à chaque fois. Ce qui n’a pas été le cas ici *snif*

Le côté positif, c’est l’aspect communautaire qui se construit d’année en année. A chaque édition, le groupe FB est en ébullition : on annonce ce qu’on compte faire, on se parle, on partage les photos. Même si la fréquentation augmente d’année en année, il a toujours ce noyau dur qui revient encore et encore. Et à la fin, à force de côtoyer les mêmes personnes, on finit par les apprécier et les connaître. Et ça fait toujours plaisir de revoir ces personnes puisqu’au fond, c’est la seule occasion de les voir.

Pour reprendre, si je suis rentré à Toulouse, c’est pas seulement pour voir ma famille ou mes amis. C’est aussi pour revoir les personnes que j’ai rencontré au TGS. Ces personnes que je revois deux fois par an pour partager nos histoires de tous les jours. Pour moi, le TGS, c’est devenu bien plus qu’un salon, c’est devenu une maison.

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Database d'anime, de seiyuu et d'opening sous forme humaine. Joueur de LLSIF à ses heures perdues. Trouvable sur Twitter (@RequiemForFemto) et MAL (xxxPhantom).

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