Les licences animes phares des années 2010

Les licences animes phares des années 2010

Le 31 décembre à minuit, nous allons changer d’année, mais également de décennie. Je vois déjà certains en train d’angoisser sur leur vieillesse. Mine de rien, les années 2010 nous ont donné beaucoup d’événements notables : les attentats de Paris, le Brexit, l’annexion de la Crimée… Mais on a eu aussi droit à l’explosion des nouvelles technologies (smartphones, VR, imprimantes 3D), des découvertes scientifiques (boson de Higgs).

Et dans le monde de l’animation japonaise, on a eu droit à beaucoup d’événements dont on se souviendra pendant longtemps. Voici les choses dont on se souviendra des années 2010 dans les animes.

My Hero Academia

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Chaque génération de fans d’animes a grandi avec un anime issu d’un manga du Shonen Jump. Ma génération a grandi avec Naruto, la précédente avec Dragon Ball et celle-ci avec My Hero Academia. Et pourtant c’était loin d’être gagné.

Pour rappel, l’histoire se déroule dans un monde où 80 % de la population possède un pouvoir, appelé Alter. Il peut s’agir d’une particularité physique (animaux) ou de capacités inhumaines (explosion, durcissement, électricité, antigravité). Les gens utilisent leurs pouvoirs pour faire le bien, mais aussi le mal. C’est pourquoi des héros professionnels sont là pour assister la police.

Izuku Midoriya rêve de devenir un héros et d’imiter All Might, le plus grand de tous. Malheureusement pour lui, il ne possède pas d’Alter. Mais il ne se démonte pas et une rencontre fortuite va lui permettre de réaliser son rêve.

L’édition française débute en 2016 de manière discrète. À cette époque, il remportait déjà la palme de la popularité au Japon. Mais dans nos contrées, l’argument JUMP ne fait pas mouche et pour cause. Le lecteur lambda ne connaît pas le magazine, c’est donc auprès des fans de mangas plus dévoués que MHA se fera connaître.

Sans surprise, MHA est adapté en un anime de 12 épisodes en 2016. Mais la série n’a pas atteint le succès escompté : ni les ventes ni la popularité de l’œuvre n’ont explosé. Et pour cause, l’anime possédait un gros défaut : IL EST LENT. L’anime ressemblait à un gros prologue qui présente les personnages et le cadre, sans plus.

En 2017, le studio Bones remet le couvert pour une deuxième saison, qui débute avec un tournoi. Et cette fois-ci, la popularité de MHA va exploser dans le monde entier, car ces 24 épisodes mettent en avant les deux grandes qualités de l’œuvre : la variété des personnages et les combats. 

Les possibilités infinies des Alters donnent une galerie de personnages très variés. Des grands, des petits, des animaux, des gentils, des bourrins. Bref, vous trouverez votre bonheur parmi tous les personnages autant masculins que féminins. Et tout ce beau monde se lance dans des combats sublimes, rythmés et mémorables. Le tout grâce à une réalisation excellente et à une bande-son incroyable.

Les éléments sont désormais réunis pour que la sauce prenne et elle n’est pas près de retomber de sitôt.

Shingeki no Kyojin

La deuxième grande (ou devrais-je dire titanesque) licence de cette décennie, c’est Shingeki no Kyojin (ou L’Attaque des Titans) qui a connu une énorme popularité en 2013. Et tout comme MHA, c’était assez mal embarqué, mais pas pour les mêmes raisons.

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, SNK raconte l’histoire de l’humanité en proie à des titans. Malgré l’apocalypse, elle a pu se réfugier derrière des hauts murs. Eren Jaeger est un enfant qui souhaite rejoindre l’armée et voyager en dehors de ces murs. Mais un titan colossal parvient à percer le mur, laissant les monstres massacrer la population dont sa mère. Depuis, Eren s‘est juré d’exterminer tous les titans jusqu’au dernier.

C’est en 2013 avec son anime que SNK est devenu extrêmement populaire pour des raisons assez évidentes. Dès les premiers épisodes, les morts s’enchaînent dans des situations plus terribles les unes que les autres. On comprend très vite que l’humanité n’a qu’une infime chance de triompher.

Ce qui donne le second point de SNK : le suspense. On sait que nos protagonistes peuvent vaincre les titans. Mais plus l’histoire avance, plus il est difficile de s’en convaincre tant les titans regorgent de mystères. Ce qui permet de développer l’univers, qui deviendra le point clé de l’oeuvre.

Le casting se montre très attachant et très caractérisé. Chacun des personnages principaux possède un rôle important dans l’intrigue. Mikasa le soldat d’élite, Armin le stratège, Sacha la fille patate… De plus, l’œuvre fait tout pour que chacun d’entre eux contribue à l’intrigue. Et bien souvent, ceux en arrière-plan se retrouvent le plus sur le devant de la scène au final *clin d’oeil*.

On aurait pu croire que SNK se résumerait à cela : de la violence, de l’action et des morts. Mais les plus mauvaises langues vont être déçues, car par la suite une immense intrigue se met en place. Une histoire qui mêle royauté, complots diplomatiques, ségrégation et nazisme montrant comment le manga a changé de direction.

Si la popularité de SNK est un peu retombée au Japon, il reste l’un des mangas de cette décennie à l’international.

Jojo’s Bizarre Adventure

Jojo no Kimyou no Bouken est l’un des mangas les plus anciens (sa parution débuta en 1986) et l’un des plus populaires. Son influence s’exprime dans un grand nombre de caméos dans des œuvres comme Gintama, Food Wars et No Game No Life entre plein d’autres.

Malgré sa place dans la culture manga, son succès ne dépassera pas les frontières de l’archipel, car Jojo est très particulier. Son histoire se divise en parties, dans laquelle on suit différentes générations de la lignée Joestar. Ce qui contraste avec la linéarité des mangas du Shonen Jump où le héros triomphe de toutes les difficultés.

De plus, le style d’Hiroaki Araki se montre très fantasque avec des musculatures prononcées et des tons flashy. Un style bien délirant dont seuls les japonais sont capables dirait-on. Le public français n’adhère pas au concept et la parution s’arrêtera en 2005.

Jojo reçoit sa première adaptation animée (malgré sa popularité, ce qui est rare) en 2012. Cette première passe relativement inaperçue du fait de la notoriété presque de l’œuvre en dehors du Japon. Mais grâce à l’originalité de la licence la fera exploser dans les sphères profondes d’Internet.

En effet, l’anime se montre tellement inventif que beaucoup de ses éléments sont sources de même. À commencer par son méchant iconique, Dio Brando et son fameux.

ZA WARUDO

On pourra aussi ajouter Roundabout, OH MY GOD ou encore les stands. Sa source inépuisable de créativité l’a rendu mémorable. Mais son scénario y contribue pour beaucoup aussi. 

Sword Art Online

anime cliché Kirigaya Kazuto

Qu’on l’aime ou pas, Sword Art Online aura marqué les années 2010 en lançant un mode qui perdure encore aujourd’hui : les isekais. Dans ce genre d’histoires, on suit un personnage téléporté dans un monde fantastique, qui fonctionne souvent comme un jeu vidéo. Et dans bien des cas, il se révèle être surpuissant et se retrouve à devoir sauver le monde. Après le succès de SAO, s’en sont suivis Log Horizon, Overlord, Konosuba, Tate no Yuusha, Death March et pleins d’autres.

Et pourtant, l’histoire de SAO, qui a lancé le genre, date de 2002 avec .//hack.sign (dont SAO est une fanfiction). Mais à l’époque, l’anime n’a pas trouvé le succès la faute à son côté avant-gardiste et la lenteur de son scénario.

En 2012, les technologies ont évolué et ce que l’on voit dans SAO se rapproche de la réalité. L’anime est sorti après la vague des MMOs et en plein boum de la réalité virtuelle : normal qu’il ait pu toucher un public. SAO s’inscrivait comme un aperçu de l’avenir du jeu vidéo et c’est l’une de ses caractéristiques les plus notables.

À moins que cela soit grâce à ses mécaniques de scénario repris des jeux vidéo. Le système de classes et de statistiques, les inventaires, les guildes : ce sont des mécanismes communs dans tout RPG, ce qui les rend vite compréhensibles. Bien que le bât blesse : on les retrouve à outrance dans les mauvais isekais.

Qu’importe, Sword Art Online aura lancé une nouvelle mode, qui dure encore.

One Punch Man

On a quasiment parlé de shonen le long de cet article, mais quid d’une parodie de shonen ? One Punch Man est un webmanga publié par ONE avant que Yusuke Murata le rejoigne pour dessiner les planches des tomes.

L’histoire raconte la vie de Saitama, qui souhaite devenir un héros (tiens tiens…). Pendant 3 ans, il a suivi un entraînement qu’il a rendu surpuissant… et chauve. Il est désormais capable d’annihiler tous les ennemis en un seul coup de poing. Ce qui le blase pas mal.

Mais sa vie va changer lorsqu’un cyborg Genos souhaite aussi devenir un héros. Les deux lurons décident alors de rejoindre l’association des héros. Et c’est ainsi que leur nouvelle vie de héros démarre.

OPM était un manga dont l’adaptation animée était attendue au tournant, de même que sa parution française. Et on a loin d’avoir été déçu, car l’anime reprend la plus grande force du manga : son dessin. Le dessin retransmet le dynamisme de l’action. Le trait de Murata insuffle de l’épique et beaucoup de détail, rendant l’œuvre très divertissante pour les yeux.

Dans l’anime, cette qualité de trait a été reprise, mais avec un truc en plus : l’animation. Et là, c’est un orgasme visuel. Les animateurs ont été dévoués dans leur tâche et ça se voit. Sur sakugabooru, vous pourrez retrouver des pages d’animations sublimes (je vous laisse les voir de vous-même).

Soyons honnêtes : le scénario tient en 3 lignes (et encore j’ai détaillé) et une parodie du genre. Adieu les combats au suspense haletant, à la place on a des caméos de méchants éclatés en 10 secondes montre en main. Malgré ça, « l’histoire » se montre divertissante avec un Saitama bien blasé et surtout des méchants ultras premier degré. On sait qu’ils vont se faire défoncer, mais ils y croient tellement qu’on a presque de la peine pour eux.

One Punch Man était la parodie des années 2010 servi par une animation de feu (et ce, malgré sa saison 2)

“Et il est où, [insérer nom d’anime]”

Et voici pour les cinq licences les plus influentes des années 2010. Et je vous entends déjà marteler :

« Et il est où *inspire* Madoka, Re:Zero, Steins;Gate, Tokyo Ghoul, NGNL, Noragami, Parasyte, Shigatsu wa Kimi no Uso? *souffle*”

J’aurais pu parler de certains d’entre eux (Madoka *hum hum*), mais si cela n’a pas été le cas, c’est pour une raison. Oui, ils ont marqué les années 2010 par leur popularité, mais ils n’ont pas dépassé les frontières de notre communauté otaku. (Ou parce que je n’avais pas envie d’en parler).

Or MHA, SNK, Jojo, SAO et OPM ont été des succès populaires et qui ont attiré des personnes pas fan d’animes de base. Ils ont touché un public encore plus large et démocratisé l’anime aux côtés du simulcast.

Et vous, quelles sont les licences les plus marquantes des années 2010 ?  

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