7 personnages d’anime inspirés de 7 personnes réelles

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A Paris Manga, j’ai acheté un livre, 108 étoiles du Japon. Un ouvrage que je vous recommande de lire si vous voulez découvrir le Japon, le vrai. Le livre décrit 108 personnalités qui ont marqué les japonais. Et parmi elles, certaines ont inspirés des personnages de mangas. En lisant leur biographie, j’ai été fasciné par ces personnes. C’est pourquoi je liste de 7 personnages inspirés de personnes réelles. Et je ne vais pas aborder des personnages ayant le même nom que ceux qui les ont inspirés comme Oda Nobunaga, Sanada Yukimura et compagnie. Ce serait trop facile et on se garde ça pour une prochaine fois.

LES SPORTIFS

 

Olivier Atton/Tsubasa Oozora (Captain Tsubasa) : Kazuyoshi Miura

On commence avec un manga très connu : Olive et Tom (ou Captain Tsubasa en VO) avec Olivier Atton (Oozora Tsubasa). En effet, le jeune joueur est librement inspiré du footballeur Kazuyoshi Miura, véritable légende de la J-League. Mais il est peu probable que vous ayez entendu parler de lui. En effet, son palmarès est loin d’être clinquant en dehors des trophées nationaux. Il n’en demeure pas moins un pionnier dans le football nippon.

Né en 1967 à Shizuoka, le jeune garçon n’avait qu’un seul rêve : devenir footballeur. Problème : au Japon, à cette époque, il n’existe pas de ligue professionnelle. Sa seule solution était donc de partir à l’étranger. Ce qu’il fera en partant au Brésil à l’âge de 15 ans, en 1982. Il intègre alors l’équipe de Santos, devenant ainsi le premier joueur japonais à évoluer en dehors de l’archipel. Malheureusement pour lui, il attire les remarques racistes de la foule et de ses coéquipiers. Il ne parle pas un mot de portugais et à l’époque, le Japon (voie l’Asie) était inexistant sur la scène footballistique mondiale. En même temps, sans clubs ni Fédération, c’est compliqué.

Ses performances moyennes l’envoient à Jau, club de D2 brésilienne où il va se faire remarquer dans un fameux match contre les Corinthians. Après une succession de passements de jambes, il fait tomber un international brésilien. Un japonais d’effacer un brésilien, impossible à croire ! Et pourtant et dès lors, les insultes se transformèrent alors en éloge pour le « Karaté Kid do Futbol ».

En 1990, Miura revient au Japon pour rejoindre la toute novelle J-League, en signant au Yomiuri FC. A ce moment, il est considéré comme une superstar nationale, héritant du surnom de King Kazu. C’est également à cette période que Yoichi Takahashi travaille sur Captain Tsubasa, dont King Kazu finit tenir le premier rôle sous les traits de Tsubasa.

Je voulais vraiment que le personnage de Tsubasa/Olivier ait beaucoup de similitudes avec Kazu Miura, car c’était le premier footballeur japonais à évoluer à l’étranger 

“Kazuyoshi Miura, le vieux samouraï “- SoFoot.com – 8 mars 2015

Au terme de 8 saisons sous les couleurs du Yomiuri (rebaptisé Tokyo Verdy en 1992), le n°11 aura remporté 4 fois le championnat, marqué 133 buts pour 253 apparitions. Un record 

En sélection nationale, il aura activement participé aux campagnes de qualifications pour les coupes du monde de 1994 et 1998. Malheureusement en 1994, le Japon échoue à se qualifier à cause d’un but irakien dans les dernières minutes du match décisif. Puis en 1998, les Samurai Blue participent à leur première phase finale mais sans le King, trop juste physiquement à 31 ans. En 10 ans de sélection, il aura honoré 89 capes pour 55 buts, soit le deuxième meilleur buteur de la sélection (derrière Kunishige Kamamoto et ses 75 buts).

Si sa carrière en sélection est terminée, celle de footballeur est loin de s’achever. Depuis 2005, il joue au Yokohama FC, club de J-League 2. Le milieu de terrain n’est plus que remplaçant mais pousse le record du joueur le plus âgé encore en activité chaque saison. A chaque but marqué, il repousse encore celui du plus vieux buteur : sa dernière réalisation date du 17 mars 2017, à l’âge de 50 ans. En prolongeant son contrat jusqu’en 2019, King Kazu en sera à sa 35ème saison de footballeur, à 52 ANS. Preuve qu’il n’est prêt à vouloir raccrocher les crampons.  

Kaede Natsukawa (Shojo Soccer Kaede): Sawa Homare

 

On va rester dans le football et le même auteur avec Soccer Shoujo Kaede. Manga jamais sorti en France, il raconte à peu de choses près la même histoire que Captain Tsubasa. Et tout comme Tsubasa, Kaede a été inspirée par une footballeuse en pleine bourre en 2011 : Homare Sawa.

Pour les spécialistes nippons, Sawa Homare est considérée comme la meilleure joueuse que le Japon n’ait jamais porté. On a parlé de Kazuyoshi Miura plus haut et bien sachez qu’il fait pâle figure à côté d’elle. Si le King se distingue par sa longévité, Sawa se démarque par sa précocité.

Née en 1976, elle rejoint son premier club pro, le Yomiuri Beleza à l’âge de (seulement) 12 ans. Malgré son jeune âge, la milieu de terrain devient vite une titulaire indiscutable dans l’équipe. Grâce à son style de jeu agressif, elle rejoindra la WUSA, la ligue américaine féminine de football. Elle restera dans l’équipe d’Atlanta jusqu’à la disparition de la ligue en 2003. Suite à son aventure américaine, elle rempilera au Beleza pour 6 saisons, qui s’achèvera avec 5 titres de championnat.

Autant de talent intéresse forcément la sélection, qu’elle intègre à 15 ans. Et pour honorer sa première cape, elle plantera 4 des 15 BUTS d’un match amical contre les Philippines. Elle enchaînera les performances sous le maillot national, lui permettant de participer à 6 coupes du monde depuis 1995. Devenant au passage sa capitaine de la sélection et l’un de ses cadres.

C’est lors de la CDM de 2011 en Allemagne que Sawa va entrer dans la légende. Grâce à leur n°10, les Nadeshiko se hissent en finale contre les favorites du tournoi, les Etats-Unis. Le match est très serré et le score est de 1-1 à l’issue du temps réglementaire. En prolongation, l’américaine Abby Wambach marque à 104ème minute de jeu, scellant les espoirs japonais. Du moins, c’est que l’on croit car à la 117ème minute, Sawa fait recoller le Japon au score. Grâce à ce but, les Nadeshiko arrachent les tirs au but. A l’issue de la séance, elles sont sacrées championnes du monde : 3-1. Sawa est alors désignée meilleure joueuse du tournoi et de l’année, en même temps qu’un certain Lionnel Messi.

Sawa Homare continuera de porter la sélection pour les JO de 2012 à Londres ainsi que la CDM de 2015 au Canada. A chaque fois, les nippones arrivent en finale, ainsi que les américaines. Mais dans les 2 confrontations, les Etats-Unis s’imposent 2-1 puis 5-2. C’est à cette période que Sawa prendra sa retraite internationale et sportive. Elle reste à ce jour la joueuse la plus capée de la sélection (204 apparitions) ainsi que sa meilleure buteuse (83 réalisations). 

Katsuki Yuuri (Yuuri on Ice): Tatsuki Machida et Yuzuru Hanyû

Parmi les sports préférés des japonais, le patinage artistique occupe une bonne place entre le base-ball et le volley. Il faut dire que 2 patineurs de légende ont contribué à cet amour (parfois inconsidéré) pour ce sport.

Avant d’aller plus loin, un point rapide sur le fonctionnement des compétitions. Pour faire simple, il existe des concours qui jalonnent la saison. Outres les compétitions internationale, nationaux, mondiaux, olympiques (entre autres). Lors de ces compétitions, les patineurs doivent effectuer 2 performances. Un programme court où des figures sont imposés, puis une performance libre. A la suite des 2 épreuves, le vainqueur est celui qui a le plus de points. En remporter une permet d’accéder au Grand Prix Final, qui récompense les meilleurs patineurs à l’issue de l’année écoulée.

Après ce rappel , place au premier patineur : Tatsuki Machida. Née en 1990 à Kawasaki, il partira faire ses armes aux Etats-Unis aux côtés de son coach Anthony Liu en 2011. Un an plus tard, il rentrera dans le circuit avec une médaille de bronze lors de sa première compétition : la Coupe d’Amérique. Quelques mois plus tard, il remporte à la Coupe de Chine, au détriment de Daisuke Takahashi, un ancien champion du monde. Cette victoire lui garantit la participation au Grand Prix Final, il finira en 5ème position.

Le patineur monte et effectue une saison de feu : 2 nouvelles coupes avec plus de 30 points d’avance sur le second. Il participe aux J.O de Sochi en 2014. Déception pour le patineur : il termine (également) à la 5ème place. Quelques mois passent et les Mondiaux à domicile se présentent face à un patineur revanchard. Malgré un libre de folie, Machida échoue à la deuxième place, à cause d’un programme court raté. Et comble de l’histoire : le premier ne l’a dépassé que de 0.33 points !

La saison suivante, il (re)remporte l’or à la Coupe d’Amérique en survolant la concurrence. Ainsi, que l’argent dans la Coupe Eric Bompard. Pour la troisième fois consécutive, il participe au Final mais le patineur tombe en 6ème place après un libre raté. Las de toujours échouer près du but, il prend sa retraite sportive pour se consacrer à ses études. Retraite aussi soudaine qu’impromptue puisqu’il devait participer aux Mondiaux. Ce qui lui a valu d’être vivement critiqué, notamment pour avoir laissé la délégation en plant. Mais malgré ça, il reste un grand patineur mais qui aura été un éternel maudit des grandes compétitions. Parce qu’il a eu la malchance d’évoluer aux côtés d’un patineur de légende : Yuzuru Hanyû.

Le programme court de Yuuri est fortement inspiré de celui de Yuzuru Hanyû, qui est entré dans l’Histoire pas plus tard que cette année. Et pourtant, personne n’aurait misé un kopeck sur ce gamin asthmatique quand il s’entraînait à la patinoire municipale de Sendai, sa ville natale. Mais à force de travail et d’acharnement, il remporte la compétition nationale Junior à seulement 10 ans ! La première d’une longue série : à 16 ans, il sera déjà champion national et mondial.

C’est en 2010 qu’il entrera dans le cercle des grands. Il peine à s’imposer face aux meilleurs mais est un des plus grands espoirs de la discipline. Notamment à ses quadruples sauts piqués (ou quad), son move signature.

L’étoile monte mais a bien failli s’éteindre lors du fameux séisme de 2011. Alors qu’il répétait, le toit de la patinoire s’effondre : il en sortira in extremis. Contrairement à Sendai, ravagé par les secousses et les vagues qui emportent sa maison. Contraint de s’exiler à Yokohama, ce tragique événement n’entame pas le moral du champion. Bien au contraire : il multiplie les galas pour financer la reconstruction de la ville et de sa patinoire. Ce qui lui fait de bons entraînements au passage.

2 ans plus tard, le jeune Yuzuru traumatisé laisse au Hanyû impitoyable. Il remporte le Grand Prix Final en décembre 2013 au détriment de Patrick Chan, qui avait survolé la saison. En disposant du canadien, la presse spécialisée voit en lui un sérieux prétendant au titre olympique. A Sotchi, il obtient un score de 101.45 dans le programme court. Aucun patineur n’avait réussi l’exploit de dépasser les 100 points ! Tandis qu’Hanyû battait son propre record pour la 4ème fois ! Fort de cette avance, il devient à 19 ans, le premier asiatique et le second plus jeune athlète à gagner une médaille d’or aux J.O. Pour terminer son année en beauté, il gagne les Mondiaux devant un certain Tatsuki Machida. En effectuant le triplé GP-J.O-Mondiaux, il réalise le grand chlem du patinage. Une première depuis 2002 !

Lors des J.O de Pyeongchang, Hanyû s’avance en titan de la discipline. Même si sa blessure au genou installe le doute, personne ne se fait d’illusion sur le vainqueur. Au bout du (non-)suspense, le natif de Sendai conserve son titre olympique. Un exploit qui ne s’est pas produit depuis plus de 60 ans !

Aujourd’hui, le patineur affiche un bilan exceptionnel. Double champion olympique, quadruple vainqueur consécutif du Grand Prix Final et du championnat japonais, double champion du monde et recordman de points en programme court (112,72), libre (223,20) et total (330,40). Tout ça à seulement 24 ANS ! Et les pluies de Winnie, son personnage fétiche, ne sont pas prêts de s’arrêter. 

LES ACTEURS

 

Fujiwara Chihoko (Millenium Actress): Setsuko Hara

Si tout le monde connaît l’animation japonaise, très peu d’entre nous connaît le cinéma nippon, qui regorge de pépites. Un amour du neuvième art inspirant Satoshi Kon avec son film Millenium Actress. Le film suit une interview autobiographique d’une actrice retranchée de la vie publique. Une vie qui a été inspirée par celle de Setsuko Hara. Actrice qui aura été plus connue pour sa “disparition” que pour sa filmographie. 

Née en 1920 dans une grande fratrie, la jeune Asae Maida obtient son premier rôle à 15 ans où elle adoptera son nom de scène, Setsuko Hara. A 17 ans, elle se rend en Allemagne pour tourner une production germano-nippone, La fille du samouraï. Le film recevra la visite de Goebbels HIMSELF ! Son rôle consiste en une jeune fille qui se sacrifie pour sauver le monde de sa destruction. Une image qui lui collera à la peau pendant un bon bout de temps.

Mais grâce au réalisateur de renom Yasujiro Ozu, elle transforme son image de martyre en femme forte et indépendante. Bourgeoise, veuve, femme trompée, ses rôles sont autant de facettes de la femme moderne qu’elle incarnera le long des 6 films qu’ils tourneront ensemble. Dans le Japon de l’époque où la vie d’une femme se résumait à son mari et son foyer, autant à l’écran que dans le privé, Hara s’évertuait à rester célibataire, gagnant le surnom de Vierge éternelle.

Alors que sa carrière est à son apogée, elle convoque une conférence de presse. Aux journalistes présents, elle prononça cette simple phrase sans équivoque.

« Je n’ai jamais aimé jouer, et je n’ai fait ça uniquement pour soutenir financièrement ma famille »

Laissant la salle hagarde, elle ne refera plus aucune apparition publique. Plus de film, plus d’interview, plus rien. Le plus étrange dans tout ça, c’est que sa soudaine retraite coïncide étrangement avec le décès d’Ozu, en 1963. De plus, l’ex-comédienne s’est retranchée à Kamakura, ville où le réalisateur repose en paix. De quoi susciter les plus folles rumeurs ! Auxquels Hara laissera planer le doute pendant le demi-siècle de son absence (publique). Et le fin mot de l’histoire, elle l’emportera dans la tombe : l’actrice décédera d’une pneumonie en 2015, à 95 ans.

Spike Spiegel (Cowboy Bebop) et Aokiji (One Piece) : Yusaku Matsuda

Acteur de renom au Japon mais parfaitement inconnu dans nos contrées, Yusaku Matsuda est le bad boy du cinéma japonais. Né en 1950 à Shimonoseki, il part à San Francisco à l’âge de 17 ans. La vie y est rude pour l’adolescent, victime du racisme anti-japonais d’après-guerre. Mais ce qui va le sauver, c’est cette rencontre avec une troupe de jeunes acteurs d’où il trouvera sa vocation d’acteur. De retour au pays, il rentre dans la prestigieuse compagnie de théâtre Bungaku-za.

En 1973, il décroche ses premiers rôles à la télé (le populaire drama Taiyo ni Hoero) et au cinéma (Ôkami no Monsho, un film de SF). Matsuda se fait remarquer par son jeu « sublime » et deviens une star des films d’action. Mais son rôle iconique sera celui de Kudo dans Tantei Monogatari, qui inspirera Spike dans Cowboy Bebop. Il y incarne un détective dans une série mi-sérieuse mi-humoristique qui sera énormément suivie pendant les 27 épisodes. Si bien que lorsque le film inspiré de la série sort au cinéma, c’est un carton plein. 

Matsuda incarnera plusieurs rôles de flics dans Proof of the Man, qui raconte le meurtre d’un jeune afro-américain dans un hôtel de Tokyo. Meurtre dans la maison de poupées dans lequel il joue un étudiant raté embauché dans une banque véreuse. Enfin, dans La bête doit mourir, où Kunihiko Date (son personnage) est accusé d’un meurtre alors qu’il revient traumatisé du Vietnam. Des scénarios loin d’être originaux, au contraire des performances de Matsuda qui les jouait à fond. Surtout dans le dernier, où il a perdu plusieurs kilos (alors qu’il n’était déjà pas bien épais) avant le tournage.

Dans les années 80, l’acteur joue des personnages plus dramatiques et nuancés. Un auteur suicidaire dans Kagerouza. Puis un professeur privé étrange et malsain (Family Game).  Enfin, un homme qui tombe amoureux de la femme de son meilleur ami dans Sorekara. Avec ces 3 films, l’acteur récoltera 2 récompenses du meilleur acteur aux Hochi Film Awards.

La consécration de sa carrière sera son apparition dans Black Rain de Ridley Scott. Le tournage du film est assez éprouvant : entre les voyages entre les Etats-Unis et le Japon et les changements d’équipe. Et pour ne rien arranger, les médecins diagnostiquent à Matsuda un cancer de la vessie. Mais l’acteur qui a toujours voulu travailler avec Hollywood décide de repousser son traitement. En 1989, le film sort en salle et il rencontre un bon succès (140 millions de dollars pour 30 millions investis). Information que Yusaku Matsuda ne saura jamais puisqu’il mourra de son cancer 8 mois plus tard, à 39 ans.   

LES SAMOURAIS

 

Kenshin (Kenshin le Vagabond) : Kawakami Gensai

Une époque que les mangakas adorent en place dans leurs œuvres, c’est bien l’époque féodale. Témoin de la riche et chaotique histoire du pays, c’est limite si on change d’univers en y observant la vie. Ce qui est le terreau très fertile de fictions : tokosatsus, dramas et bien sûr manga. Si je vous demande de citer des œuvres parlant de samouraïs, il y a de fortes chances qui vous citiez en premier Kenshin le Vagabond. Et l’aventure de l’assassin repenti aux cheveux rouges est un copié-collé de celui qui l’a inspiré : Gensai Kawakami.

Né en 1834 à Kumamoto, Kawakami était très loin d’avoir ce destin d’assassin. A 16 ans, il travaillait comme servant dans un dojo. Pendant ses pauses, il se passionne … pour la cérémonie de thé et l’arrangement floral. On est très loin des trucs de gros durs.

Mais une rencontre va changer sa vie. Alors qu’ils se faisait menacer par un groupe d’assassins, il les invite autour d’une cérémonie du thé et lui témoigne son admiration envers eux. Dès lors, il multiplie les assassinats politiques grâce à son style à l’épée, le Shiranui-ryû. Son meurtre le plus notable restera celui de Sakuma Shozan, politicien pro-occidental, qu’il tuera en plein jour.

Au fil de ses assassinats, il fera parti des 4 meurtriers du Bakumatsu. Un groupe de samouraïs très expérimentés qui vont faire tomber le shogunat des Tokugawa. Car de 1603 à 1867, le Japon est sous le règne des shoguns, des généraux de l’armée qui ont volé les pleins pouvoirs à l’Empereur. Pendant cette période, l’Empire se coupe du reste du monde. Jusqu’au moment où Matthew Perry, un militaire américain, débarque pour le sortir de son isolement à grand coups de navires dans la gueule. S’en est suivi une blinde de traités inégaux qui diminue le pouvoir des institutions japonaises par rapport aux occidentaux.

Ce qui amène une période de révolte des daimyos, des seigneurs de provinces, accompagnés des samouraïs dont font partis notre fameux quator. A la suite de plusieurs années de batailles, ils parviennent à faire « abdiquer » Yoshinobu Tokugawa. L’empereur revient donc au sommet du pouvoir, c’est la restauration de l’ère Meiji. Ce qui permettra au Japon d’entrer dans l’ère industrielle et rattraper l’économie occidentale.

En parallèle, notre cher Kawakami va être capturé à Kokkura. Il ressortira des années plus tard, changera de nom et partira enseigner les arts militaires. Mais sa liberté sera de courte durée : l’ancien samouraï sera de nouveau incarcéré pour dissimulation de fugitifs. Et il n’en ressortira plus, car il sera exécuté en 1872. Sympa pour un assassin qui a contribué à l’Empire.

Et voilà pour ces 7 portraits de personnalités qui ont inspirés des personnages de mangas. Ces personnes ont vécu dans des époques différentes, mais ils ont un point commun. Celui d’avoir marqué à l’Histoire chacun à leur manière. Que cela soit par leurs palmarès, leurs œuvres ou leurs batailles, ils laissent des souvenirs impérissables encore aujourd’hui. Souvenirs qui seront repris et refondus par les artistes à leurs manières. Car comme un auteur inconnu le disait: « Les mauvais parlent, les bons agissent, les meilleurs inspirent ».

Et vous, parmi ces 7 personnes, laquelle vous a le plus fasciné ?

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Database d'anime, de seiyuu et d'opening sous forme humaine. Joueur de LLSIF à ses heures perdues. Trouvable sur Twitter (@RequiemForFemto) et MAL (xxxPhantom).

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