5 scandales récents dans l’industrie des animes

5 scandales récents dans l’industrie des animes

Que serait une industrie sans ses scandales ? Pas grand-chose, on est d’accord. Alors, on pourra toujours clamer que c’est mal et cela ne donne pas une belle image du milieu. Mais on ne peut pas s’empêcher de les lire, tellement elles ont l’air surréalistes. Alors que c’est bel et bien arrivé. Entre les scandales sexuels, fiscaux et managériaux, le milieu des animes possède une vie des plus passionnantes que je propose de découvrir.

Yamakan le terrible

On commence avec un sacré personnage, Yamamoto Yutaka (alias Yamakan). Il est surtout connu pour son travail sur Haruhi et ses multiples frasques sur Twitter. Et on peut raconter tellement de choses sur lui que c’est difficile de savoir où commencer.

En 2017, la diffusion de l’anime New Life + est annulée après un scandale qui implique l’auteur. En effet, il aurait proféré des insultes envers la Chine et la Corée. De plus, son œuvre ferait l’apologie d’un criminel de guerre. Pour éteindre l’incendie, les producteurs ont fait marche arrière et ont tout annulé. Mais Yamakan n’a pas supporté cette décision et l’a bien fait savoir sur Twitter. Entre autres, il s’en prend aux extrémistes chinois comme japonais qui entrave la liberté d’expression des artistes. Ce qui lui a valu des menaces des deux côtés, mais surtout de la Chine qui l’a carrément blacklisté.

Mais si seulement cela s’arrêtait là… Quelques mois plus tard, le réalisateur s’en prend à certaines seiyuus de Wake Up Girls, un anime d’idol dont il est le créateur. Lors d’un événement, ces dernières discutent de la non-présence de panty shots dans l’anime. Un échange où elles s’accordent toutes à dire que c’est tant mieux. Une remarque que Yamakan a pris pour un acte de défiance car cela suppose qu’il voulait un peu de fan service. Ce à quoi, il tweetera qu’elles sont en « terrain miné ». Une réponse bien salée qui coïncide peut-être avec son renvoi du staff de l’anime et de son propre studio.

Plus récemment, il aborde sa potentielle retraite, lassé de l’industrie. Dans son poste de blog, il explique le dégoût qu’il éprouve les otakus, les réseaux sociaux et 2chan. Il invite d’ailleurs les premiers à ne pas aller son film, Hakubo. Une déclaration qui lui a valu de passer pour un pleurnichard, encore une fois.

Quand la réalité rattrape la fiction

Dans la production d’un anime, des imprévus peuvent bousculer le planning et nécessite des solutions de rechange. Et c’est ce qui est arrivé à l’anime Yu-Gi-Oh 5D’s dont un scandale a modifié l’intégralité du scénario.

Pour rappel, Yusei Fudo et ses compagnons portent la marque du légendaire dragon cramoisi (d’où le 5Ds). Ce pouvoir leur permet de se battre contre les pactisants des ténèbres. À un moment de l’histoire, Carly, une journaliste pas très futée, se fait tuer avant de se réincarner en pactisante. Or Li-Mei Chiang, la seiyuu de Carly, était suspectée d’appartenir au culte Christ Sophia, considéré comme une secte par la police. À l’épisode 130, Aki Takeda l’a remplacé au pied levé.

Cependant, vu que toute l’histoire de 5D’s tournait autour des pactisants, cela supposait que l’anime vante des cultes douteux. Les producteurs et le studio ont dû réécrire le scénario sur le tas. C’est pour cela que toute référence aux pactisants sont supprimées dans la seconde partie. A la place, les ennemis viennent d’un futur proche. Un virement de situation que les spectateurs ont beaucoup vu car ça sortait vraiment de nulle part. Ce qui a valu à l’anime une réception mitigée (en dehors des motos toussa toussa).

NO TATSUKI = NO TANOSHI

Un slogan qui a fleuri en 2017 suite à la mésaventure du studio Yaoyozuru, qui produisait Kemono Friends. Kemono Friends est à la base un projet cross média avec un manga, un anime et un jeu mobile. Le manga est sorti normalement, mais le jeu mobile est annulé au dernier moment. Le projet est délaissé et l’anime est réalisé par Tatsuki et deux autres animateurs, le tout en 3D avec Flash. Autant dire que l’anime ne payait pas de mine.

Et pourtant, il a dépassé toutes les espérances les plus folles. Kemono Friends est un carton malgré son animation limitée. Son univers et ses personnages arrivent à accrocher les spectateurs et des scènes réelles entrecoupent les épisodes. Rapidement, l’anime de Tatsuki devient un phénomène sur Internet. Kadokawa, surpris par ce succès inattendu, décide de reconduire une nouvelle saison… mais sans Tatsuki. En effet, la maison de production a décidé de débarquer le réalisateur (et son studio) du projet. Le motif ? Une erreur de communication selon le communiqué de Kadokawa.

Cette annonce a suscité une vague d’indignation sur Internet avec le fameux No Tatsuki = No Tanoshi pour protester contre l’ingratitude des producteurs. Depuis, certains fans n’ont pas décoléré et ont harcelé le studio Tomasson, qui produisait la saison 2.

Les scandales sexuels

Vous l’attendiez, voici le moment où on aborde les scandales sexuels, qui sont monnaie courante. Entre les rumeurs de couples, les menaces et les fausses accusations, ce domaine reste bien garni. Inutile de dire qu’un scandale de ce genre peut tuer des carrières en plein vol. L’exemple le plus connu reste celui de Miyamura Yuko, la seiyuu d’Asuka dans Evangelion, qui a fait du porno. Autant dire que plus personne ne la plus contacter depuis.

Mais on va se concentrer sur une seiyuu qui vous connaissez : Aya Hirano, la doubleuse d’Haruhi Suzumiya et de Lucy Heartfillia. Juste après le carton d’Haruhi, la chanteuse connaît un succès fulgurant en tant qu’idol. Tout semblait aller pour le mieux jusqu’à ce que les médias s’acharnent sur elle. Entre outres, ils ont révélé qu’elle aurait couché avec tous les membres de son groupe (sauf le bassiste, qui s’est fait virer (coïncidence ?)). Une information à peine surprenante vu qu’Hirano n’a jamais cachée sa vie sexuelle épanouie.   

Cependant, les fans ont été choqués et ont répudié la chanteuse, avec les traditionnelles destructions de CDs. À cause de cela, les otakus dégoûtent la seiyuu dont les missives ont été régulières ces dernières années. Depuis, sa carrière s’est faite plus discrète.

Si pour Aya Hirano c’était avéré, c’est tout l’inverse pour Emi Nitta, qui était Honoka de Love Live. En 2015, certains médias affirment que la seiyuu aurait fait du porno. Ils reconnaissent formellement la seiyuu avec l’agencement des dents et des tâches de beauté. Nitta et son agence ont démenti l’information, mais ça n’empêche pas la rumeur d’aller de bon train.   

On ne rigole pas avec le FISC

L’évasion fiscale n’est pas réservée au studio ufotable, la preuve avec le cas de Mamare Touno. Ce brave monsieur est entre autres, l’auteur de Maou Yuusha et Log Horizon. De plus, il gère une entreprise de conseil juridique appelé MaladJAM. Autant dire qu’avec le succès de ses œuvres et sa boîte, Mamare a l’air de se porter bien.

Jusqu’à cette année 2015, où le FISC soupçonne l’auteur de ne pas avoir déclaré 122 millions de yens (900 000 €) de royalties. Ce qui fait 30 millions de yens (230 000 €) de taxes. Mamare n’a pas contesté les faits et a été condamné à 10 mois de prison avec sursis et à 56 000 euros d’amende.

Une histoire qui n’a pas impacté la réputation de l’auteur, qui a pu poursuivre à sa carrière d’écrivain.  

“C’était scandaleux”

Comme vous l’avez vu, l’industrie des animes est loin d’être paisible. Des incidents surviennent de temps en temps, ce qui ne manque pas de mettre le feu aux actualités. Les événements que je vous ai présentés dans cet article ont été relayé par les médias. Mais on peut parier que plein d’anecdotes similaires existent, mais restent entre les concernés.

De plus, la notion de scandale diffère entre ici et au Japon. En Occident, on aura tendance à être choquer par les faits plus ou moins divers (menaces, crimes, harcèlement). Des comportements répréhensibles par la loi et qu’on condamne parce que ça donne une mauvaise image pour le public.

Tandis que les Japonais pourront s’enflammer pour des sujets plus triviaux. Du genre tel seiyuu se marie, X a dit quelque chose sur Twitter, etc. Cela paraît ridicule, mais pour les fans japonais, la notion de professionnalisme semble être très importante. Quelqu’un qui raconte sa vie sera très mal vu et blâmé pour ça. Alors que nous …

D’ailleurs, grosse révélation :

Yorimoi, c’est bien.

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