8 erreurs à ne jamais faire dans le fandom otaku

Fandom Listes/Tops

En traînant sur Facebook, je croise pas mal de pages françaises sur les animes. Et la moins que l’on puisse dire, c’est que :

  • Elles se ressemblent toutes
  • Les posts tournent en rond
  • Les admins sont (souvent) assez jeunes

Donc, pour ceux qui veulent briller en société otakuesque (ou arrêter de se faire insulter), voici une liste de 8 choses à ne jamais faire.

1/ Ne pas faire la différence entre Anime et Manga 

 

C’est con mais on trouve encore des gens qui font encore l’erreur, ce qui est très très grave. Mais cette méprise a une origine bien précise : durant les années 80/90 (époque de l’arrivée des animes en France), les médias utilisaient le terme « manga » pour défoncer les séries « abrutissantes, violentes ou bas de gamme».

Fixons les choses pour de bon. Un manga, c’est une bande dessinée. Tandis qu’un anime est un terme assez large pour désigner les œuvres d’animation (séries ou films d’animation/3D). Alors par pitié, ne faites plus l’erreur.

2/ Se proclamer Otaku

 

OTAKU N’EST PAS UN TERME POSITIF. A la base, le terme « Otaku » désigne le foyer. Mais en 1983, le journaliste Akio Nakamori réutilisa ce terme pour qualifier « les personnes possédant un loisir en intérieur qui occupe une grande partie de leur temps (anime, manga, idols mais aussi armes, avions et trains) ».

Ce mot deviendra péjoratif après l’affaire Miyazaki, en 1989. Surnommé l’Otaku Tueur, il a tué, violé puis mangé plusieurs fillettes. Lors de l’enquête, la police retrouva des centaines de cassettes d’animes et de films d’horreur. Malgré le fait qu’il soit reconnu schizophrène et exécuté en 2008, l’opinion publique se déchaîne. Depuis, les otakus sont considérés comme des malades mentaux.  

Aujourd’hui, les séries tendent à casser cette image (NHK ni Youkoso, Genshiken, Densha Otoko). Mais les otakus restent vus comme des déchets sociaux. Donc je vous en prie, identifiez-vous comme « fan d’anime/manga ». C’est plus long mais tout le monde comprend.

 

3/ Utiliser le japonais tout le temps

 

En lien avec les points précédents, évitez d’utiliser des mots japonais SURTOUT si c’est pour mal les utiliser. Seule exception autorisée : quand ça appartient à un jargon spécifique. Par exemple, un genre d’œuvre : mecha, mahou shoujo. Sinon, balancez des « konichiwa » et autres « kawaii » témoigne de votre vision réductrice et biaisée de la langue. De plus, votre pauvre niveau en vocabulaire ne trompera personne. Ceux qui ne s’intéressent pas aux animes/mangas ne comprendront rien. Alors que les autres se diront « Mais qu’est-ce qu’il/elle raconte ? ». Ce qui n’est pas un plus si vous vous avoir une crédibilité.

Voici comment cela peut se terminer

4/ “Le Japon est le meilleur pays du monde”

 

Si la France est bien lotie en termes de problèmes économiques, le pays du Soleil Levant est plus connu pour ses problèmes sociaux. Les japonais plongent très jeunes dans le bain de la compétition (scolaire puis professionnelle). La plupart sont constamment sous pression (heures de travail démesurés, salaires de misère).

Du coup, les jeunes ont peur du fameux « passage à l’âge adulte ». Ils s’isolent et finissent par être des otakus et parfois même des hikikomoris, des no-lifes qui ne sort plus de leur espace vitale (la chambre). Sans parler les cas de suicide, pas aussi nombreux qu’on le croit mais plus médiatisé.    

Ce qui prouve que le système japonais est usé de nos jours. Et puis, je ne sais pas si cela vous plairait de travailler tout le temps, rentrer à 20 heures chez vous pour encore bosser, avoir 10 jours de vacances PAR AN.

5/ Parler que d’œuvres trop connues

 

Si on vous demande quel est votre anime/manga préféré, ne citez pasFairy Tail, SAO, Another ou toute autre série ultra populaire (même si c’est vrai). Votre interlocuteur vous assimilera au public cible des animes en question. Et quand un anime/manga possède une fanbase médiocre, c’est plutôt moyen.  

Citez des choses moins connues : vous passerez pour quelqu’un qui s’y connaît un peu plus et vous ne passerez pas pour un mouton. Ou bien si vous comptez tout de même recommander ces œuvres, faites-en sorte d’avoir un argumentaire béton.

ATTENTION : Evitez de faire le fier en citant une œuvre random car des milliers d’autres la connaissent déjà.

6/ Cracher sur un anime pour le simple fait qu’il y soit populaire 

 

Oui, c’est vrai que les œuvres populaires sont souvent surcotées. Faisant qu’une petite partie de la population de fans se lance en croisade contre ces derniers. Pour faire genre qu’on est différent de la plèble, on pourrait se laisser tenter de dire que du mal des animes en question. « OP, c’est simpliste », « DB, c’est pour les enfants », « SAO, c’est pour les kikoos » pourrait-on crier haut et fort ?

SAUF QUE

Si vous faites ça, on vous lynchera pendant les dix prochaines années. Car c’est super arrogant et témoigne de votre étroitesse d’esprit. A la fin,  personne ne va vous écouter. Car le but d’un auteur de faire vendre son œuvre par palettes pour pouvoir manger. Sans compter qu’un anime mainstream ne pas forcément mauvais. Comme FMA ou Death Note. Faites la part des choses : analysez avant de vous prononcer.

SAO, c’est trop bien”

7/ Suivre les animes populaires ET LE CRIER SUR TOUS LES TOITS

 

Avec le point précédent, vous n’avez plus peur d’assumer vos goûts. Mais un genre de personne que l’on déteste, c’est bien les moutons. Ceux qui suivent le mouvement pour se faire bien voir. Et qui, de surcroît, n’ont aucun goût, si ce n’est celui des autres. Bien sûr, ne vous forcez pas à regarder ce qui ne vous attire pas sous prétexte que tout le monde le regarde.

MAIS vous finirez par plier à leur incessante recommandations. Histoire d’avoir la paix ou par simple curiosité. L’astuce est de voir l’anime en question le plus discrètement possible et de balancer votre avis. Le tout en ne mentionnant pas qui vous l’a recommandé pour éviter le phénomène mouton.

“Il regarde tous les épisodes de One Piece” *juge*

8/ Mal choisir le pseudo et l’image de profil

 

 Si vous avez décidé d’explorer les communautés animes/mangas de l’Internet, la première impression est très importante. Pour le pseudo, les noms de personnages ultra-connus et autres références kikoo-esques sont à bannir. Exit les Kirito, Luffy du 75 et autres D4rk Sasuke. Deux règles pour la photo :

1/ PAS AUTRE CHOSE QU’UN PERSONNAGE D’ANIME/MANGA

2/ Si vous êtes un homme, utilisez un personnage féminin. Pourquoi ? Parce que les bons personnages masculins, ça ne court pas les rues. Donc, le peu qui reste est surutilisé en permanence. Sauf si vous aimez les bishônens, les personnages féminins constituent une grande variété de choix.

Remarque : Si vous êtes une fille, vous pouvez utiliser un personnage féminin ou masculin (les deux sont valables).

CONCLUSION

 

Au final, ces points mènent au point le plus important : DISTINGUEZ-VOUS DES AUTRES. Chacun d’entre nous a des expériences différentes et donc, des opinions différentes. Ce que l’on a envie de voir, c’est quels animes ont retenu votre attention et surtout POURQUOI.

Donc, n’hésitez pas à sortir des sentiers battus parce que les gens n’aiment pas sortir de leur zone de confort. Donc ils comptent sur vous pour leur faire découvrir des nouvelles choses. Ce qui est l’un des objectifs des fans qui partagent leur passions.

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Database d'anime, de seiyuu et d'opening sous forme humaine. Joueur de LLSIF à ses heures perdues. Trouvable sur Twitter (@RequiemForFemto) et MAL (xxxPhantom).

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