Otaku Stories #1: Femto (Japan Vrac)

Otaku Stories

Prénom : Kévin

Âge :  21 ans

Mon histoire avec les animes 

Comment ai-je connu les animes/manga ?

 

De mémoire, il me semble que j’ai toujours grandi avec des animes. Je me rappelle que quand j’étais petit, je regardais Capitaine Flam sur la 3. Ça passait à 1 h du matin le dimanche (tu m’étonnes que je dormais à l’école).

En grandissant, vers le collège, moi et ma petite sœur regardions les animes diffusés sur NT1 et la 17 après les cours. En vrac, il y avait les gros shônens actuels comme Naruto, DBZ, One Piece, FMA et GTO. Mais aussi quelques séries plus confidentielles comme Gate Keepers, Elfen Lied ou Argento Soma

Et puis un jour, en 5ème, Game One diffusait quelques épisodes de D.Gray-Man. Sauf que les épisodes sortaient de manière chaotique. Du coup, j’ai bêtement tapé « d Gray man streaming » sur Google et je suis tombé sur l’intégralité des épisodes sur Hinata-online. En 8 jours, je me suis tapé les 107 épisodes et c’était du temps où Megaupload existait encore. 

C’est à partir de ce moment où j’ai vraiment plongé dans le fandom. Je regardais de l’anime toute la journée pendant les vacances. Des animes ecchis en plus (on fait tous des erreurs). Et parmi eux, Sekirei avait une suite en cours de diffusion. Je découvrais les sorties hebdomadaires et les nouvelles séries qui sortaient chaque saison.

Qu’est-ce qui m’a attiré dans ces oeuvres ?

 

La violence, je pense. Même si c’est extrêmement réducteur et cliché, pendant mon enfance, les seuls dessins animés que je connaissais, c’était Tom et Jerry, Looney Tunes et autres trucs pour enfants du même genre. Des trucs légers et un peu cons en somme.

Du coup, quand je regardais Saint Seiya où si les héros n’arrivaient pas à vaincre le Grand Pope, Athéna meurt, j’étais directement impliqué dedans. C’était du sérieux et je me suis dit « putain, ça pouvait être aussi sérieux un dessin animé ? ». Même si la violence était assez légère avec du recul, je trouvais ça assez impressionnant.

Quel était l’anime/manga le plus populaire à l’époque ?

 

Incontestablement, Naruto. C’était le manga dont tout le monde parlait dans la cour de récré. On discutait des moments épiques de l’animes ou du dernier scan sorti, reproduisait la fameuse course de l’autruche. Encore une fois, avec le recul, c’est assez simple de comprendre pourquoi c’était autant la folie. Tout le monde s’identifiait et s’inspirait de Naruto. Il est cool, charismatique et surtout il n’était pas invincible. Tout le monde l’a rejeté mais il n’a jamais abandonné son rêve d’être Hokage. Et ça, c’est beau (putain).     

On l’a tous fait (un jour)

A l’heure actuelle, quel est mon anime préféré ? Pourquoi ?

 

Il en a beaucoup, mais si je devais en choisir un, ça serait Madoka. Et pourtant, Dieu sait que je n’aime Shinbo. Mais bizarrement, celui-là passe assez bien. Shinbo fait du Shinbo mais pas trop. L’univers assez délirant trouve parfaitement sa place dans l’histoire : c’est sombre, étrange et ça met bien mal à l’aise.

En soi, le scénario de Madoka est d’un classique assez flagrant. Mais ce sont les retournements de situations qui ont fait de cet anime un truc mémorable. Franchement, qui s’attendait à ce que « truc » se fasse « machin » par « chose » ? De manière globale, qui s’attendait à un truc aussi dark ? Cela a pris tout le monde de court et c’est la force de Madoka. Si bien qu’à chaque fois que je recommande, je sors « Regarde-le et tu verras ce qu’il se passe ». ET C’EST TOUT.

Les personnages sont bien développés, la violence n’est jamais gratuite et la fin. Oh bordel, la fin. L’une des fins les plus épiques que j’ai vu de ma vie. Donc, si vous n’avez pas regarder Madoka, allez-y.

Comment était ma première convention ?

 

Je devais avoir 16 ans quand je suis allé à ma première convention. C’était ma petite sœur (encore elle) qui voulait aller au Toulouse Game Show de 2011. Je n’ai jamais su comment elle avait eu vent de l’existence de cette convention. Mais n’empêche que j’avais accepté sans hésiter et sans trop savoir à quoi m’attendre.

Au final, j’en ai pas retenu grand chose, à part les étales qui s’étendait à perte de vue et l’ambiance bon enfant. J’avais acheter la panoplie du fan pigeon. C’est à dire un sabre, des colliers, des posters. C’est ce qui m’a fait revenir à l’édition du printemps suivant ainsi que toutes les autres jusqu’à aujourd’hui.

Mon expérience de blogueur

Description

 

Depuis 2015, je suis rédacteur chez Japan Vrac. A la base, j’écrivais des articles sur le fonctionnement de l’industrie de l’animation japonaise. Avant de me diversifier vers de la critique d’animes. Et depuis décembre 2016, je tiens le site de Japan Vrac. Même si je ne l’ai pas créé (merci Void), c’est moi qui a lancé le projet. Dessus, on retrouve des critiques sur les animes, du JV, l’industrie et le Japon.

Depuis quand je fais ça ? Qu’est-ce qui m’as poussé à le faire ?

 

Quand j’étais en 3ème, j’étais tombé par hasard sur eLive, un site de streaming (aujourd’hui disparu). Sur cette plateforme, j’ai découvert un blogueur du nom de Suryce grâce un live sur Saya no Uta. Il était le senpai de la communauté manga du site : il était le premier à faire des lives régulièrement et a poussé les autres à faire de même. Ce ton de mec connaisseur, sympa et qui n’avait pas peur de faire des sujets osés me plaisait beaucoup. Il a quand même fait dès live critiques sur des hentais ! J’aimais beaucoup le suivre.

En parallèle, j’étais (et je suis toujours) un grand fan du Néant Vert. C’est un blog que j’aime lire grâce au style d’écriture de son gestionnaire. Toujours très personnel et relatable. De plus, il est très loin d’être un simple blogueur. Il anime un podcast, organise des conférences, a monté une webradio, est apparu à la télé. Bref, avec son travail à côté, je me pose sincèrement la question s’il n’a pas des clones qui bossent pour lui.

Ça me tendait de plus en plus d’écrire. Mais je voulais en aucun cas partir de zéro. Je ne savais absolument pas monter un blog (tout seul) et ça me faisait flipper. Du coup, je cherchais des pages Facebook qui voulaient bien d’un mec ultra premier degré. Et un beau jour, Japan Vrac (anciennement Le Mangas One quel nom de merde) a lancé des recrutements. J’ai saisi ma chance et me voilà aujourd’hui devant vous.

Mais plus j’écrivais mes articles, plus les limitations de Facebook ne pesaient. Pas de possibilités de mettre des images, pas de traitement de texte possible et surtout, ça fait trop amateur. Pour solutionner tout ça, avec Void et Shinichi, on a discuté sur l’idée d’un site internet. J’ai donné mon cahier des charges et Void s’est chargé de créer (et de payer) le site, que j’entretiens depuis.

Combien de temps je m’y consacres ?

 

Si je compte les heures, en ce moment, je dirais 2/3 heures par jour (soit 14/21 heures par semaine). Mais c’est sans compter le temps que j’y passe dans les transports, au travail ou la nuit. En vrai, cela peut être proche des 30 heures.

Quel est le contenu dont je suis le plus fier ?

 

Sans conteste, mes articles sur le fonctionnement de l’industrie. Parce que le contenu qui est le plus utile. Ce domaine reste assez obscur et debunker certaines idées reçues était plaisant à faire. En dehors de ça, j’aime beaucoup mes articles sur les gacha games et les otakus. Le premier car ça n’avait jamais été abordé ailleurs (du moins en français). Et le second parce que c’est l’article qui a propulsé le site à ce qu’il est aujourd’hui.

En quoi mes articles se distinguent des autres ?

 

Honnêtement, je ne sais pas vraiment. J’essaie juste d’être le plus complet possible, ce qui me vaut cette réputation de faiseur de pavé. En y mettant un peu de moi à chaque article. Au niveau du site, je sais que je suis loin de rivaliser avec ceux qui sont installés depuis longtemps. Mais je tente de proposer un fonctionnement différent, pour que les lecteurs reviennent. Niveau réputation, on a acquis cette image de gros rageux, qui crie au scandale pour n’importe quoi. Surtout depuis qu’on a dénoncé des pratiques douteuses. Depuis, on est plus ou moins craint. A tort.

Quels sont les difficultés que j’ai rencontré ?

 

Quand j’ai commencé sur la page, ça me faisait un peu mal au cœur de voir que mes articles faisaient peu d’atteintes. Vu le temps investi dedans, entre la recherche et la rédaction. Surtout comparé à d’autres contenus qui ne se prenait pas la tête (voire qui était volé). Même si je clame que je ne fais pas ça pour les vues, c’est quand même attristant. Avec le temps, j’ai appris à être fier de ce que je faisais. Même si c’est lu par peu de personnes, je profite de leur curiosité et de leurs commentaires. Comme quoi, il y a des gens prêts à lire des mégas pavés.

J’ai beau tenir un site Internet, je n’ai aucune expérience en webmastering. Et quand j’ai commencé à tenir le site, pleins de choses inconnues me sont tombées dessus. On te parle de SEO, de plugins, d’hébergement. Même si l’interface de WordPress reste assez intuitive, il faut modifier la plupart des options de base. Comme je ne savais rien, il a fallu que je me forme et que je me renseigne. Et c’est assez long de tout mettre en place.

Sans compter qu’il faut tout gérer derrière. Les articles ne vont pas s’écrire tout seul, il faut du temps. Pour écrire des articles, il faut regarder des animes ou avoir un sujet. Je dois garder un œil sur Facebook et Twitter pour pouvoir les alimenter en contenu. Vu que j’ai envie de proposer la meilleure expérience pour mes lecteurs, je me renseigne sur les bonnes pratiques en matière de site Web. Bref, ma tête arrive facilement au bord de l’explosion. Du coup, pour m’organiser un minimum, j’ai fait un tableur Excel avec un suivi des articles qui compte publié. De plus, j’ai un cahier qui me sert de journal de bord.

De plus, j’ai décidé d’y aller pas à pas, de ne pas trop se presser. J’ai un travail stable et je ne compte pas gagner de l’argent immédiatement avec. Bien sûr que j’ai des objectifs, mais bloguer, ça doit rester un plaisir. Et si je me faisais violence tous les jours pour le maintenir, je n’aurais pas tenu un mois.  

Quel est mon objectif ultime ?

 

Pouvoir vivre de Japan Vrac. C’est même écrit en gros sur mon cahier qui de sert de logbook. Si j’arrive à dégager un revenu décent avec, je voudrais voyager au Japon, pour rencontrer mes idoles. Et aussi un peu partout dans le monde, surtout pour aller dans les conventions.

Je sais que cela semble impossible au premier abord. Mais il y a des tas de gens qui vivent de leur passion. Celui qui m’a montré la voie, c’est Olivier Roland et son livre Vivre la vie de ses rêves avec son blog que je vous recommande de lire. La deuxième, c’est Lauren Orsini qui est une journaliste. Son blog m’inspire dans ma quête de devenir indépendant. La seconde, c’est tout le fandom dans son ensemble. Des personnes comme Digibro, Gigguk, The Anime Man qui ont des opportunités grâce aux animes. Comme quoi, c’est possible. 

Un conseil à ceux qui souhaitent se lancer

 

Lancez-vous même si vos œuvres ne sont pas abouties. De toute façon, elles ne le seront pas et personne ne les verra. C’est triste mais tout le monde est passé par là. Y compris Japan Vrac, qui a eu énormément de chances de faire 300 visites à son premier mois, avec des articles très discutables. Avec le temps, vous allez expérimenter, vous améliorer, rencontrer des gens, apprendre des tas de choses. Mais ça c’est possible uniquement si vous sautez le pas.

Vous pouvez me retrouver sur Twitter

Database d'anime, de seiyuu et d'opening sous forme humaine. Joueur de LLSIF à ses heures perdues. Trouvable sur Twitter (@RequiemForFemto) et MAL (xxxPhantom).

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