Otaku Stories #4: Mac (Re:Anim’hate)

Otaku Stories

Nom : Mackenzy

Âge : 26

Profession : En recherche d’emploi et streameur amateur

Histoire avec les animes 

Comment as-tu connu les animes/manga ? Partage ce dont tu te souviens 

 

J’ai regardé une cassette vidéo de Cat’s Eyes qui traînait chez moi quand j’avais trois ans. J’ai eu des mangas dans les mains quelques années plus tard et j’ai dû attendre mon adolescence pour découvrir le streaming d’animes.

Tu as commencé à regarder les animes dans les années 90. Cela devait être une autre époque ?

 

Je ne sais pas trop. Je sais que j’ai commencé sans me douter qu’il puisse y avoir une différence entre ça et n’importe quel autre dessin animé. Pareil quand mon frère regardait Olive et Tom ou que ma sœur regardait Princesse Sarah. J’ai commencé à prendre conscience du mot manga et de ce qu’il représentait quand j’ai eu mon premier tome de Dragon Ball dans les mains (l’édition double à la couleur orange de Glénat).

Qu’est-ce qui t’a attiré ?

 

Au début, le trait. C’était tellement plus beau et il y avait un côté plus violent des histoires.

Tu disais que c’était le trait qui t’avais attiré. Est-ce le trait en lui-même ou parce que c’était différent ?

 

C’était vraiment le trait qui m’avait plu : je trouvais ça plus joli. En même temps j’ai commencé avec du Tsukasa Hojo et du Akira Toriyama, j’ai eu de la chance ! Finalement je suis resté pour les histoires et parce que j’ai vite compris qu’il y en avait plein des mangas. J’ai donc plongé la tête la première. Ma mère l’avait compris aussi, quand elle allait en ville et qu’elle devait m’amener elle me déposait toujours à la bibliothèque pour enfants et elle revenait me chercher 4 ou 5 heures plus tard, quand elle avait fini ses trucs. Généralement je n’avais pas bougé et j’étais trop occupé à lire. J’ai lu plein de trucs magnifiques là-bas dont le fameux et très récemment adapté en anime : Hoshin, l’investiture des dieux

Quel était l’anime/manga le plus populaire à l’époque ?

 

A l’époque One Piece n’avait pas dépassé Dragon Ball, c’était encore le début. Naruto marchait mieux en France que One piece aussi d’ailleurs.

A l’heure actuelle, quel est ton anime préféré ? Pourquoi ?

 

Mon anime préféré est Ping Pong The Animation, je passe tout mon temps à le crier partout de toute façon hahahaha !

Sans surprise, Ping Pong est ton anime préféré. Mais je sais que tu es capable d’en dire beaucoup plus !

 

Ping Pong est mon anime préféré depuis que je l’ai fini, à savoir, le jour même de la fin de diffusion sur Wakanim. Avant ça c’était FLCL (qui a bien gardé sa place de numéro 2).

Alors, pourquoi Ping Pong du coup ?

Très simplement : le trait a marché chez moi. (Et l’opening aussi). C’était quelque chose que je n’avais jamais vu avant. J’avais raté Kemonozume et même si j’avais vu Amer Beton, l’adaptation de Michael Arias lisse beaucoup le trait de Taiyo Matsumoto. Et j’ai eu ce feeling d’avoir retrouvé un truc qui m’a toujours manqué. J’ai trouvé ça magnifique et tellement bien écrit. J’ai retrouvé ce qui m’avait plu dans Amer Béton, à savoir tout le dialogue social que l’oeuvre contient. Mais sans ce côté manichéen et ce final qui pète un câble, c’était ouf.

Ayant lu une plâtrée de mangas, j’ai vu et apprécié à fond ce travail si particulier à Ping Pong the Animation : son respect des cases et du rythme du manga. C’est aberrant à quel point un peu de motion design peut totalement dynamiser une narration même en animation. Alors qu’on va de plus en plus vers l’utilisation des codes d’autres médias audiovisuels, j’ai trouvé la démarche super cool, probante. J’ai dit le plus gros, aussi l’opening et l’ending sont oufs et l’ost c’est pareil.

Voilà, heureusement que j’ai commencé l’explication par « très simplement ».

Comment était ta première convention ?

 

Ma première convention c’était la Japan Expo 2009, j’étais paumé, intimidé et fauché. J’en garde tout de même de bons souvenirs.

Des bons souvenirs à la Japan Expo 2009. Lesquels ?

 

Des souvenirs très simples, juste le bonheur d’être dans un endroit où tout le monde partage cette même passion. J’étais moins jugeant, moins critique et bien plus naïf à l’époque aussi. J’ai eu aussi le plaisir de rencontrer plein de gens que j’admirais. Et certains que j’admire encore, comme Raf. Allez voir son travail : elle est top top top!

Maintenant, j’ai moins de plaisir à aller en convention, les gens m’agacent plus facilement, les vendeurs abusifs avec leurs contrefaçons m’énervent et je te parle même pas des pervers qui font chier/harcèlent les gens (et surtout les femmes) qui ont eu le malheur d’avoir pour passion le cosplay.

Son expérience d’animateur radio

Décris ce que tu faisais

 

Anim’hate (puis Re:Anim’Hate) était une émission de radio diffusée tous les mardis (ou presque) de 20h à 23h et en direct sur la webradio du campus de Pau.

Elle a commencé le 24 novembre 2015 et s’est terminée 12 juin 2017. Le but de base était d’arriver avec des reviews et des punchlines pour parler d’animes et de mangas mais avec le temps, nous nous sommes adoucis (et la taille de l’équipe a grandi aussi). Et ça s’est transformé en rendez-vous blabla sur le monde de la japanimation. Le principe d’un sujet par émission était souhaité et on est restés fidèles à ça (à quelques exceptions près).

Le déroulement classique d’une émission était le suivant :

–  Intro (seulement à partir de la saison 2)
– Générique
– Salutations, news et annonce du sujet
– On traite du sujet
– Pause (généralement au bout d’1h45 d’émission)
– On termine le sujet
– Message et Générique de fin

Au final, les gens se souviennent de l’émission surtout pour l’ambiance et pour les conseils de mangas et d’animes peu connus qu’on a pu sortir.

On a essayé au mieux de traiter correctement chaque sujet. On a attendu d’avoir DJ Swagsuke avec nous pour pouvoir parler correctement du genre par exemple et on a essayé d’attiser la curiosité et la créativité des auditeurs.

Même si finalement il s’avère que l’émission sera passée relativement inaperçue, on se sera tous bien amusés et on est tous fiers du résultat.

otaku stories mac anim'hate setup

Le setup

Depuis quand as-tu fais ça ? Qu’est-ce qui t’as poussé à le faire ?

 

J’ai commencé en novembre 2015 parce que j’ai vu que la radio du campus où j’étais cherchait du monde. C’est un peu un concours de circonstances.

Concernant Anim’hate, il me semble que tu n’as pas commencé tout seul. Comment s’est passé la rencontre avec les autres membres ?

 

J’ai commencé l’émission avec Cédric (ou Regis de la Régie) qui est un ami à moi. Je lui ai parlé du projet et ça l’a chauffé. Au début, cela devait être juste nous deux.

Andres (alias Major Yaoï) a entendu parler de l’émission par une amie à lui et venu écouter en live plusieurs fois avant qu’on lui donne le micro.
Farasanny (Camarade Yuri) est une amie à Cedric et moi, on a hésité à lui en parler parce qu’on savait qu’elle était pas super à l’aise avec les prises de parole en public. Mais finalement c’était le bon choix de la faire venir. Andres et Farasanny on en fait rejoint l’émission de manière officielle sur l’épisode 8.

Anim’Hate s’est terminé au départ de Cédric à la fin de la première année et l’émission aurait dû en rester là. Puisqu’aucun d’entre nous ne se sentait de passer à la régie. Heureusement, quelques connaissance en commun nous ont fait rencontrer le mystérieux DJ Swagsuke qui a repris le flambeau, avec brio.

otaku stories mac anim'hate l'équipe

De gauche à droite : Andres, Mac, Régis de la régie (au premier plan) et Farasanny

Combien de temps tu t’y consacrais ?

 

4 à 8 heures d’émission plus 2 heures minimum pour le montage et les recherches.

Je passe bien entendu tout temps de lecture nécessaire hein ! Je me souviens de la fois ou j’ai lu les 160 premiers chapitres de Gantz la veille de l’émission sur le gore parce que sinon personne d’autre ne pouvait en parler. J’avais tellement mal aux yeux à force !

Quel est le contenu dont tu es le plus fier ?

 

L’émission sur les cyborgs et les méchas avec l’excellent Rufio en invité. (Ce mec-là est ouf en vrai)

En quoi tes créations se distingaient des autres ?

 

Je pense que c’est vraiment le côté discussion de terrasse de café entre potes qui a plu. C’était convivial et je pense que les gens sentaient qu’on s’appréciait et qu’on s’amusait.

Quels sont les difficultés que tu as rencontré ?

 

La difficulté à être à l’aise forcément, mais ça, ça s’apprend sur le tas. Il suffit juste d’y aller et d’avoir un entourage qui galère comme toi ou qui est bienveillant, après ça passe.

Forcément vers la fin on a eu du mal à trouver des sujets intéressants mais ça c’est normal.

On a eu pas mal de soucis de ponctualité mais en même temps on avait certains processus qui prenaient beaucoup de temps pour très peu de temps effectif, par exemple les messages d’intro étaient écrits. Puis il fallait les enregistrer une fois qu’ils étaient lus par la voix synthétique mais (et on était même pas sûrs que certains l’entendraient) ils était aussi très grossièrement traduits en japonais et lus de manière synthétique en japonais pour faire un effet doublage nul de documentaires.

En vrai, c’était beaucoup de travail pour pas grand-chose mais on en est très fiers ! Notamment celui avec Makoto Shinkai qui parle de trains (c’est d’ailleurs une véritable interview de Makoto Shinkai qu’on a utilisé derrière, bon il parlait pas de trains mais c’était stylé)

Sachez d’ailleurs que Farasany a rassemblé tous les messages sur un bandcamp sous le nom de DJ Bon Goût.

Au niveau des difficultés, n’y avait-il pas aussi la notion de durée, cad tenir quasiment 4 heures d’émission sans se fatiguer ?

 

Franchement, le plus dur n’était vraiment pas de tenir mais surtout de rester dans notre créneau horaire (en plus des retards divers et variés). On avait un créneau de 2 heures à la base. On l’a dépassé dès le 3ème épisode pour essayer de se tenir à un très propre créneau de 3 heures. La fatigue se faisait forcément sentir sur les spéciales (qui duraient entre 5 et 7h) mais c’était ok, l’ambiance permettait largement de tenir.

Quel est ton objectif ultime ?

 

De reprendre, peu importe le support.

Reprendre l’émission est ton objectif. As-tu déjà des idées ?

 

Bien sûr que j’ai déjà des idées qui traînent, le problème c’est surtout de savoir où, quand, comment, et avec qui mais l’émission reprendra. J’ai pas grand-chose à donner niveau infos mais je me fais confiance pour revenir tôt ou tard !

Un conseil à ceux qui souhaitent se lancer

 

Trouvez-vous un bon micro et n’oubliez pas que les gens passionnés sont passionnants.

Ah, et surtout n’oubliez pas que peu importe votre vie, les hauts et les bas, les mangas et les animes sont là. Et dans ces animes, peu importe vos goûts, Ping Pong the Animation restera tout en haut. Range tes fiches et tes démonstrations osef, c’est déjà décidé.

Des bisous et comme on disait dans l’émission :

« Du coup, ça sera tout pour nous !

Gardez l’oeil vif, et le poil soyeux.
L’émission se termine mais la mission continue.
N’oubliez pas que si l’empereur semble être à poil, c’est que l’empereur EST à poil !
C’était re:Anim’Hate, à la prochaine ! »

Vous pouvez retrouver Mac sur Twitter (ainsi que Andres et Farasanny) et Twitch, ainsi que les replays d’Anim’hate sur Mixcloud. Pour retrouver les anciennes Otaku Stories, c’est ici. Et si vous voulez participez, cela se passe .

Database d'anime, de seiyuu et d'opening sous forme humaine. Joueur de LLSIF à ses heures perdues. Trouvable sur Twitter (@RequiemForFemto) et MAL (xxxPhantom).

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