Comment gagner de l’argent avec les animes ?

Listes/Tops Passion x Profession

Avouez que vous y avez pensé au moins une fois. Vous avalez des animes et des mangas par paquets de douze. À tel point que vous délaissez le reste (au grand dam de votre en votre entourage. Aucun doute possible : la culture otaku, vous l’avez dans le sang.

Et du coup, vous vous êtes dit que vous pourrez rentabiliser tout ça. Genre vous gagnez des euros en se posant devant une petite série. Après tout, les streameurs, il gagne bien de l’argent en jouant à des jeux vidéo, hein ? Alors, pourquoi ça ne marcherait pas ?

À ce moment, ça commence à partir dans tous les sens dans votre tête. Déjà, vous réfléchissez quelques instants si c’est possible ou non. Un problème vite réglé en voyant les youtubers. Puis vous vous projeter dans cette hypothèse. Quel pied de pouvoir toucher des revenus de sa passion et pourquoi en vivre ? Parce qu’après tout, visons le sommet !

Mais… vous voulez la vérité ?

Et ouais, ce n’est en regardant simplement des animes que vous allez payer votre loyer. Néanmoins, vous pouvez faire des activités en rapport avec les animes. Comme écrire des articles, filmer des vidéos, se cosplayer, dessiner. Des choses qui peuvent se monétiser, déjà exploitées par plein de gens avec des méthodes très différentes selon les cas.

Dans cet article, je vais vous présenter quatre moyens de gagner de l’argent avec un site web d’anime. Parce que c’est un média avec lequel j’ai de l’expérience. Donc désolé pour les artistes et les cosplayers, mais restez car ce sera assez généraliste.

Mais avant de commencer, je tiens à mettre au clair trois choses.

1/l’article que vous allez lire est grandement inspiré du livre How To make an Anime Blog par Lauren Orsini. Se surnommant l’Otaku Journalist, elle a réussi à devenir de journaliste dans le milieu otaku. Elle partage son expérience sur son site et dans ses livres, incontournables pour ceux qui cherche à parler de culture otaku.

2/cet article n’est qu’une présentation générale des moyens de monétisation. Ne vous attendez donc pas à ce que je vous annonce des méthodes de mise en place. Et encore moins de méthodes miracles. Chaque personne doit réfléchir à sa situation pour trouver ce qui lui convient. Donc les chiffres présentés ne reflètent que mon vécu.

3/avant de me taxer de vendu, sachez que c’est possible de gagner des sous pour les heures de travail accomplies sans arnaquer les gens. C’est d’ailleurs ce qu’on va voir maintenant.

La publicité, fausse bonne idée

 

La première méthode que vous connaissez tous, ce sont les fameuses publicités. En fond, sur les côtés ou en bas, elles pullulent. Et elles font le beurre de beaucoup de sites à en voir les bannières. Parce qu’elles le financent, soi-disant.

Alors combien ça rapporte la publicité ? Si vous ouvrez bien les yeux, vous avez remarqué une bannière publicitaire à droite de l’article. Au passage, c’est le seul endroit de tout le site où vous verrez une. Elle est là depuis quatre mois et voilà ce qu’elle m’a rapporté.

ATTENTION ACCROCHEZ-VOUS, LA PUB M’A RAPPORTÉ EN QUATRE MOIS LA SOMME FARAMINEUSE DE…

Combien (en réalité) rapporte la publicité ?

 

Il faut se rendre à l’évidence : la publicité ne rapporte rien et pour une raison assez simple. Quand les annonceurs lancent une campagne en ligne, ils ont le choix entre le CPC et le CPM. Dans la majorité des cas, la publicité est payée selon un CPC (Coût par Clic). Les visiteurs cliquent sur l’encart et l’argent tombe. Un moyen très peu rentable, car je vous le demande. Qui a déjà cliqué sur des pubs en ligne ? PERSONNE.

Et même en cliquant sur le lien, la fortune ne va pas venir avec 10 clics, car le CPC reste souvent très bas. Dans la régie publicitaire de Google (Adsense), le CPC ne s’élève que de 3 centimes. Autant dire que vous devrez bombarder pour tirer au moins 100 euros.

Une autre solution un peu plus rentable, c’est la rémunération selon un CPM (Coût par Mille). En clair, vous toucherez une certaine somme pour 1000 vues. Contrairement au CPC où le visiteur doit interagir, le CPM ne tient compte que du nombre de fois où la bannière s’affiche. Mais encore une fois, ne vous attendez pas à des revenus exceptionnels. On parle de 8 centimes par 1000 vues. Autant dire rien du tout.

Mais si vous voulez vraiment avoir de l’argent avec de la publicité, il reste les popups. Et cette fois, on commence à toucher à des taux intéressants : un euro par 1000 vues. Mais …

Et même de manière générale, je vous déconseille de mettre de la publicité. Comme vous l’avez vu, ça ne vous rapporte rien. Mais en plus, ça dérange pour tout le monde. Personne ne va dans les sites pollués par ça car ils n’ont pas envie de mater des sapins de Noël. Donc si vous ne devez retenir qu’un seul truc, c’est que la pub ne rapporte rien.

L’affiliation

Définition de l’affiliation

 

Faire de l’affiliation, c’est une autre méthode beaucoup moins connue pour gagner de l’argent avec un site d’anime. L’affiliation, c’est quand vous mettez des liens qui mènent vers des boutiques. Et si le visiteur achète quelque chose dans ladite boutique, vous touchez un pourcentage de la vente.

Ce pourcentage dépend beaucoup de la marchandise et des sites. Par exemple, sur Amazon, la commission est de 5 % pour les figurines. Par contre, elle peut friser les 50 % sur certains produits digitaux.

Qui propose des programmes d’affiliation ?

 

Beaucoup de boutiques anglophones possèdent déjà des programmes d’affiliation. Comme Tokyo Otaku Mode, Jbox, Right Anime Stuff ou Crunchyroll. Vous devez juste vous inscrire pour commencer à mettre des liens sur son site. Les taux de commissions deviennent plus intéressants (entre 8 et 10 %) et les seuils des paiements restent assez bas (25 $ en moyenne). Chose à savoir : vous ne pouvez pas retirer l’argent que vous avez gagné tout de suite.

Certains arrivent à tirer de jolis revenus avec l’affiliation. Je pense notamment au blog Gunpla 101, qui parle de… Gunpla. Comme vous l’aurez deviné, le site présente des conseils de montage et surtout des modèles de figurines. Et à la fin de chaque article, un lien affilié est présent si vous êtes tenté. Vous voyez que le blog a été conçu pour vendre.

Lisez aussi :  Cosplay : de la passion à la professionnalisation

Mon expérience personnel

 

Pour ma part, les seules fois où j’ai tenté de faire de l’affiliation, c’était pour des livres qui parle d’anime dans cet article. Et devinez combien j’ai gagné.

En même temps, c’était assez prévisible. Déjà, quelle idée de voir mettre en avant des livres ! À part moi, ça n’intéressait clairement personne. Et puis, les liens ne se voyaient pas. Donc, les chances de succès approchaient le néant.

Et puis, je ne suis pas un grand commercial. Les arguments de ventes, c’est loin d’être mon truc. Du coup, j’ai vite laissé tomber. Mais si vous savez défendre un produit et que vous possédez un domaine qui vous passionne (figurines, vêtements, goodies), pourquoi ne pas essayer ?

Les contenus « sponsorisés »

Avec la publicité, l’autre méthode qui possède une énorme quantité d’idées reçues, ce sont les contenus sponsorisés (ou placements de produits). Vous connaissez le principe : mettre en avant un produit puis toucher une somme pour. Contrairement à l’affiliation, vous touchez l’argent, peu importe les ventes derrière.

De la méfiance de ces contenus

Une méthode que j’ai expérimenté, mais je peux vous le dire :

FUYEZ-LES !

Ou pour nuancer, n’acceptez pas n’importe quoi. Les compagnies viennent vous démarcher sans souvent connaître votre contenu. Bien qu’ils affirment le contraire, cela ne les empêche pas de vous proposer leur produit révolutionnaire. Même cela n’a rien à voir avec les animes.

Et en échange, la plupart du temps, ils vous suggèrent un simple partage sur leurs réseaux sociaux. Pour vous faire connaitre, soi-disant. Alors, j’ai appris ce conseil tard et je le regrette, mais

N’ACCEPTEZ PAS DE TRAVAILLER GRATUITEMENT !

Les free lances vous le diront : les offres sous-payées (voire pas payées du tout) restent légions sur Internet. Sous prétexte que c’est de la passion, les compagnies pensent que vous courez après les chiffres. Ce qui est normal : c’est toujours plaisant de voir sa communauté grossir. Du coup, il profite de l’avarice de certains pour obtenir de la publicité gratuite.

Un exemple personnel

 

Pour l’exemple, on m’avait proposé de tester une application et de la  partager sur notre FB ou TT. Au départ assez enthousiaste, j’avais répondu positivement à la requête. Mais quelques recherches, je la sentais de plus en plus mal. Aucun site vitrine et application développée dans les pays de l’Est. Bref, c’était pas très rassurant.

L’entreprise pouvait être honnête, mais je me sentais pas l’idée de le faire. Du coup, je me suis rétracté quelques semaines plus tard. (Et puis, l’application a décidé de ne pas marcher sur mon téléphone de toute façon).

Par conséquent, si vous recevez des demandes de partages, n’acceptez pas tout de suite : calmez-vous le temps que cela descende. Puis, renseignez-vous sur le produit, son créateur, les conditions en dehors de ce que le démarcheur a pu vous dire.

De plus, si vous vous sentez inconfortable vis-à-vis de ça, ne le faites pas : sacrifiez un partage plutôt que votre communauté.  

Tipee/Patreon

Dernière solution proposée et que vous connaissez aussi, c’est le bon vieux Tipeee ou Patreon. Pour ceux qui dormaient au fond, ce sont des plateformes qui permettent aux gens de soutenir leurs créateurs de contenu. Beaucoup de choix s’offrent aux donateurs qui accèdent en échange à des contreparties digitales ou physiques. 

Pour beaucoup, ce système permet d’avoir le meilleur entre constance et la confiance de leurs fans. D’un côté, Tipeee (et surtout Patreon) offre la possibilité aux créateurs d’obtenir des revenus réguliers. Avec le paiement mensualisé, la situation se stabilise et la crainte d’une baisse s’estompe.

Et de l’autre, ce mode de monétisation préserve le lien de confiance entre créateurs et public, car seuls ceux qui souhaitent donner lâchent des sous. Contrairement à la pub et au placement de produit, on ne force pas les fans à y jeter un œil. Ce qui garantit la liberté financière, comme on n’a pas besoin de nous vendre. 

En revanche, faire un Tipeee rentable, c’est tout un art (que je suis loin de maîtriser). Mais une chose est sûre. Si personne ne vous connaît, personne ne vous donnera d’argent. L’important est alors de construire une audience fidèle, ce qui ne se fait pas en une semaine.

De plus, plus vos contreparties seront intéressantes, plus les gens auront envie de lâcher une pièce. Inciter les gens à dépenser… MAIS CE NE SERAIT PAS DU MARKETING TOUT ÇA !? Entre écrire une bonne présentation et proposer de contreparties qui valent le coût, quelques notions restent nécessaires.

Tipeee et Patreon demeurent des solutions viables, mais demandent plus de travail que les autres.  

CONCLUSION

 

Ça y est, vous êtes sur le point de lancer un site web consacré aux animes. Et vous cherchez déjà des moyens de rentabiliser. Avec cet article, à vous les joies de regarder des séries et de recevoir de l’argent pour ça. Bien que je n’aie balayé que quatre méthodes, d’autres existent comme la publication, les offres de missions ou vendre ses propres produits.

MAIS il manque LE SECRET pour gagner efficacement des revenus. Quelque de fondamental, car sans lui, vous pourrez utiliser les moyens ci-dessus. Cependant, n’espérez même pas rapporter 10 euros en six mois. Et ce truc, c’est…

FAIRE DU BON CONTENU RÉGULIÈREMENT

Tous les créateurs de contenus vous le rabâchent en permanence et vous ne comprenez jamais pourquoi. Car ce qui rapporte, ce sont les collaborations, les placements de produits, Tipeee, la pub. Mais, en prenant du recul, si vous faites de la merde :

  • personne ne cliquera sur vos liens (ils seront partis bien avant)
  • aucune compagnie ne vous contactera (qui voudrait être associé à vous ?)
  • aucune personne n’ira vous donner de l’argent

Donc avant même de penser à monétiser votre passion, améliorez le contenu (il me semble l’avoir déjà dit ici). Réfléchissez au design et à l’ergonomie de votre site, à votre ligne éditoriale, animez vos réseaux. Une fois cela effectué, le reste suivra : la visibilité, les fans et l’argent.

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Database d'anime, de seiyuu et d'opening sous forme humaine. Joueur de LLSIF à ses heures perdues. Trouvable sur Twitter (@Shima_Vinh) et MAL (xxxPhantom).

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