Le podcast de Japan Vrac #3: Fire Force, Gridman, Comiket

Dans ce troisième podcast de Japan Vrac, on parle de chattes, de méchas et du Comiket. Bonne écoute !

(A noter que cette épisode n’est disponible sur Youtube. Dites moi ce que vous en pensez dans les commentaires) 

La version audio

 

La version vidéo 

 

Les times codes pour les différents sujets

Intro (00:00)

Actualité Anime

  • Adaptation de Nekopara (00:49)
  • Adaptation de Fire Force (02:39)

Focus anime : SSSS.Gridman (04:56)

Débat : Le Comiket devient payant (08:51)

Conclusion (11:21)

La transcription texte

INTRO

Bonjour à tous et toutes dans ce nouveau podcast de Japan Vrac. Et comme vous l’aurez entendu 250 fois de la part de tout le monde : BONNE ANNEE 2019 ! Bonne santé, mes couilles … Bref, pour cette année, notre podcast va continuer de vous proposer l’actualité de la culture otaku.

Donc j’invite ceux qui regarde la vidéo à mettre leur avis en commentaire. Et de mettre en pouce bleu si vous apprécié le podcast.

Au programme cette semaine, on va parler des adaptations de Nekopara et Fire Force. Ensuite, pour clôturer les animes de 2018, on va parler de SSSS : Gridman. On aura un débat, dans lequel on va s’attaquer à une révolution dans le Comiket. Et enfin une nouvelle petite rubrique surprise.

Actualité anime 

Adaptation de Nekopara

 

Première nouvelle de l’année, c’est l’adaptation en série TV de Nekopara. Un VN érotique dans lequel vous incarnez un jeune pâtissier qui recueille 2 filles chats. Nommées Chocola et Vanilla, elles vont travailler dans la pâtisserie du héros, qui s’appelle La Soleil. Merci le français.

Nekopara, c’était le gros buzz à sa sortie. Déjà, parce que le jeu est certes classique mais les personnages étaient vraiment attachants. Et bien dessinés par sayori, une illustratrice qui avait une énorme fanbase. Et surtout, le jeu utilisait des animations 3D à certains moments. Ce qui une grande première et c’est pas mal fait du tout.

Du coup, il a rapidement eu un succès de fou, avec 2 millions de copies vendues. Ce qui était un record absolu, avant que DDLC le détrône. Il a eu une suite en 2016, des portages sur PS4 et même sur la Switch.

Il ne manquait plus qu’un anime dans tout ça. Chose que les fans voulaient en nombre. Du coup, Neko Works avait fait un Kickstarter pour pouvoir produire un OAV : ils ont récolté près d’un million de dollars pour une sortie en 2017.

Et cet OAV, il était vraiment bon. L’OAV adapte certains passages du VN : on regrettera d’ailleurs le manque de transition entre chaque partie de l’OAV. Mais pour le reste, on part sur de l’humour léger sans être lourd. Entre Chocola, qui est la genki girl et Vanilla, la deadpan, j’ai bien souri devant leurs caprices face à leur maître.

Nekopara propose de l’humour mais aussi un peu de suspense vers la fin des 58 minutes d’épisode. Des moments un plus sérieux, qui nous permet de voir à tel point les chattes tiennent à leur maître. Un sentiment bien mis en place avec des flashbacks loin de casser la narration. En vrai, le rythme était bien géré : je ne me suis pas ennuyé pendant cette heure.

J’ai même pu redécouvrir le VN que j’ai à moitié terminé. Et je suis bien chaud pour cette adaptation animée.

Adaptation de Fire Force

 

Deuxième anime annoncé, c’est l’adaptation de Fire Force, le nouveau manga de Atsushi Ohkubo, le mangaka de Soul Eater. Qui reste dans le genre fantastique.

Puisque l’histoire se déroule dans un monde où les gens peuvent s’enflammer pour devenir des démons. Et pour lutter contre cette menace, il existe des pompiers exorcistes dont notre héros va appartenir. Il s’agit de Shinra, un garçon qui peut contrôler ses flammes mais qui a incendié sa maison quand il était petit.

Fire Force, c’est ne fait tant de bruit que ça. C’est sorti en France, mais on est loin de l’hype de fou. Mais pourtant, c’est un manga que je trouve sympathique. Mais si ça rappelle beaucoup Blue Exorcist. Les pompiers qui exorcise des damnés, le héros qui maîtrise le feu, l’organisation secrète. On sent une petite quand même.

Les dessins sont beaux, surtout les flammes qui sont très réalistes et bourrés de détails. Ce qui donne la sensation de danger et de suspense. Présents aussi dans les scènes d’action, avec un découpage efficace qui donne du rythme. On est pris dans les chapitres, qui développe une histoire assez classique.

On retrouve le shonen starter pack avec le héros qui cherche un membre de sa famille. Le fait que ça soit un démon de flammes, faisant qu’ils se fait rejeter par la société. Un rival qui s’appelle Arthur qui se prend pour un chevalier de manière très premier degré. Ce qui le rend super drôle, mon perso préféré d’ailleurs.

C’est simple mais ça marche bien. L’alchimie entre les personnages est bonne, ils ont tous un rôle convenable et aucun d’entre eux se fait détruire dans un cliché de merde. A part un perso secondaire qui possède un fanservice relou. Mais c’est vraiment une exception.

L’histoire se lance assez tranquillement dans les dix premiers chapitres. On nous expose la situation, les personnages et le début de l’intrigue. Qui est basique, on ne va pas se mentir. Des histoires de conspirations et d’éthique. Des trucs qu’on a déjà vu … dans Blue Exorcist. La boucle est bouclée.

L’anime sera adapté par David Production, les mêmes qui ont font les Jojos. Et on sait déjà que la voix de Shinra sera la même que celle d’Asta. Et quand le seiyuu ne gueule pas, il a une voix totalement différente et c’est tant mieux.

Focus Anime : SSSS.Gridman

 

Pour ce focus anime, pas de review sur un anime de cette saison. Parce que 1/ ils ne sont pas sortis et 2/ je me les réserve pour les premières impressions qui sortiront à la fin du mois. A la place, je vais d’un anime que je suis en train de rattraper et c’est SSSS.Gridman, réalisé par le studio Trigger.

Et franchement, si je ne l’avais pas lu, je n’aurais jamais cru que Gridman est réalisé par Trigger. Tellement c’est à des années lumière de ce que le studio à l’habitude de faire. Pour rappel, Trigger est un studio formé par d’anciens de la Gainax. Et qui a pour réputation de faire des animes d’action bourré de fan service. Comme Kill la Kill ou Darling in the FranXX récemment.

Du coup, Gridman, ça parle de quoi ? Eh bien, de Yuta, lycéen amnésique, qui va devoir affronter des monstres géants en se transformant en Gridman. Pour cela, il va accompagner de ses deux amis, Utsumi et Rikka. Et des compagnons de Gridman, qui peuvent se transfomer.

Alors, je le dis de suite : Gridman, ce n’est pas un anime. Dans le sens où les codes qu’on a l’habitude de voir sont absents. Peut-être le fanservice mais qui est vraiment léger. On a plutôt à faire à un tokosatsu. Tonkosatsu, qui est un genre de séries TV où on suit un groupe qui combat des méchants extraterrestres. Si je vous Power Rangers, je pense que vous voyez de quoi je parle.

Du coup, Gridman plonge à fond dedans. A tout l’épisode, on a le droit aux gimmicks de ce genre de série. Comme la base sécrète des héros, la scène de transformation (qui est reprise d’Ultraman), les fusions avec les compagnons du héros, la ville qui ne se souvient de rien à la fin de l’épisode. On est sur du old school.

Mais alors est-ce que c’est bien ? Pas mal mais sans plus. Vu que le schéma des épisodes est le même, j’ai fini par me lasser des combats. Des combats qui sont en CGI assez molle. Venant de Trigger est connu pour le dynamisme de son animation, je ne l’aurais cru. Les héros bat le méchant, la ville est reconstruite. FIN. On a vite fait le tour.

MAIS un point que Gridman réussi assez bien, c’est sa trame. A chaque épisode entre les combats, on a le droit à quelques indices par ci par là. Pour qu’on sache pourquoi Yuta est amnésique et qu’est-ce que font les monstres ici. Du coup, on se laisse porter par l’histoire.

Bien que certaines choses soient tirées par les cheveux, comme l’origine du monde et de Gridman. Quand ce n’est pas visible depuis l’espace, comme l’identité du méchant. Mais le cast est vraiment sympa. Le trio principal est fun à suivre et ont leur place pendant les combats. Du coup, on se laisse faire par cet anime qui a très loin d’avoir les ambitions de Darling. Et tant mieux.

Du coup, est-ce que je recommande Gridman ? Franchement, ça dépanne si vous ne savez pas quoi regarder. Ça se laisse regarder facilement et la réalisation n’est pas dégueu (à part pour les combats). Si vous l’avez vu, n’hésitez pas à me dire vos impressions en commentaires (sans spoil svp).    

Débat : Le Comiket payant

 

C’est l’heure du débat du podcast. Et cette semaine, nous allons parler du Comiket. Le Comiket qui est la plus grande convention du monde et qui se tient deux fois par an. Et l’an dernier, l’édition de l’hiver est devenue historique pour deux raisons. La première, c’est parce qu’elle a battu un record d’influence de 500 000 visiteurs en 3 jours. Et la seconde, c’est que c’était la dernière édition où l’entrée de la convention était gratuite pour tous.

C’est toujours en cours de considération, mais il est possible que le Comiket devienne payant à partir de cette année. A cause des travaux dans le Big Site, l’espace sera réduit donc moins de participants et donc moins de visibilité. Du coup, faut-il que le Comiket devienne payant ?

Alors déjà, il faudrait savoir pourquoi le Comiket est gratuit depuis tout ce temps. Il faut savoir que le Comiket a été crée par une association, la Meikyuu dans les années 70. L’événement se voulait ouvert à tous, donc aucun tarif n’a été appliqué pour une accessibilité maximale.

Et cette politique s’est implantée dans la philosophie du Comiket. Qui est que tout le monde soit au même niveau. Il n’y a pas de visiteurs ou d’exposants, il n’y a que des participants. Parce tout le monde contribue à l’événement à sa manière. Du coup, tout le monde est logé à la même enseigne.

Ce qui était une situation très favorable pour les cercles créateurs de contenus. Car ils sont tous amateurs : ce sont des clubs ou des associations qui n’ont des moyens financiers exceptionnels. Du coup, l’argent passent dans l’impression et les transports (sans compter les frais annexes comme la bouffe). En conséquence, le fait que le Comiket soit gratuit les arrange.

Et encore plus que la présence à cet événement permet d’avoir beaucoup de visibilité. En effet, certains cercles amateurs possèdent des fanbases énormes, qui se ruent sur leurs stands. Car au Comiket, certains produits sont vendus en exclusivité. Des objets qu’ils ne verront pas ailleurs. Pour les créateurs et les visiteurs, il faut aller au Comiket.

Le comiket est également une convention unique grâce à ses stands pros qui sont presque inexistants. Là où en France, on trouve des boutiques dans toute la convention. Ici, ils se compte sur les doigts de la main. Tout simplement parce que si les visiteurs veulent acheter des produits en boutique, il existe un endroit qui s’appelle Akihabara. Disponible toute l’année et qui s’étend sur plusieurs hectares. Il serait donc inutile de faire un événement privé payant limité en contenu.

Du coup, qu’est-ce qu’une tarification pourrait changer ? Déjà, une partie des cercles qui ne pourront pas payer seront contraints d’annuler leur participation. Ce qui donne un grand coup à la philosophie du Comiket, qui prône l’égalité entre les cercles. A la place, on aura le droit à une espèce de sélection naturelle où seuls les cercles assez riches pourront participer.

Ce qui est dommage vu qu’on peut tomber sur certaines pépites. Ce qui fait aussi parti de la magie du Comiket : on ne sait jamais à quoi s’attendre. Sans compter que parmi eux, certains passent pros et deviennent reconnus dans le monde entier. On citera les cas de CLAMP et de Touhou.

Du coup, je suis contre pour cette tarification. A moins qu’elle soit raisonnable.     

Crédits musique : Eddie van der Meer

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