Quels animes de saison faut-il voir ? (automne 2018)

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animes automne 2018 index 3

Une fois n’est pas coutume, on attaque la dernière saison d’anime de l’année (et oui, déjà). Et contrairement à cet été, cette saison est sous le signe de la fantasy. Comme d’habitude, pas d’avis sur les suites qui vont sortir cette saison. Même si :

  • Super hypé par la 3ème saison de To aru Majutsu no Index. Depuis le temps qu’on l’attendait.
  • Prêt à déverser mon sel habituel sur SAO
  • Électrocardiogramme plat pour Tokyo Ghoul Re 

Goblin Slayer

 

Adaptation du Light Novel écrit par Kumo Kagyuu et illustré par Noboru Kannatsuki par le studio White Fox

Résumé : Dans un monde fantastique médiéval, les gobelins sèment la terreur et la destruction. Des aventuriers sont souvent recrutés pour lutter contre cette menace. Parmi eux, une jeune prêtresse accompagnée d’un groupe prêt à en découdre. Mais c’est tourne mal, ils se font décimés et la prêtresse, seule survivante, voit son heure arriver. C’est à ce moment qu’un mystérieux guerrier débarque, le Goblin Slayer. Qui s’est juré d’exterminer tous les gobelins.

Mon avis : Pour avoir jeté un œil au manga (qui sort bientôt en France), ne cherchez pas d’univers ou de personnages développés ni même de message quelconque. Les personnages n’ont pas de nom et leurs motivations sont inexistantes. Ils pourraient venir de n’importe quel RPG tellement ils sont basiques. L’univers est ultra classique, aucune exploration, rien.  

On est très clairement dans un anime qui mise tout sur son côté bourrin. Les personnages sont là pour buter du gobelin et c’est totalement assumé par l’auteur. Ce qui est déjà un bon avertissement pour ceux qui détestent ce genre d’histoire. Ne regardez pas Goblin Slayer : vous allez trouver ça très vide.

En revanche, si vous aimez les animes bien bourrins avec un héros badass, ça mérite le coup d’œil. Car la réalisation est prometteuse. L’anime possède ce côté oppressant renforcé par l’aspect terne de l’image. Les scènes d’action ont beaucoup d’impact visuel : on sent la violence de notre « chevalier ».

Goblin Slayer est définitivement un anime qui ne plaira pas à tous. Mais si vous cherchez un divertissement sans prise de tête, il mérite sa chance. (Et pour ceux qui lisent le manga, 0 scènes de viol prévues dans l’anime)   

 

Irozuku Sekai no Ashita kara

 

Anime original par le studio P.A Works

Résumé : Hitomi Tsukishiro est une descendante d’une famille de sorciers. Inquiète du caractère exécrable de sa petite fille, sa grand-mère, Kohaku,  l’envoie dans le passé. Grâce à la Kohaku et de son groupe d’amis, Hitomi va gagner en maturité.

Mon avis : Une jeune fille qui revient dans le passé pour changer sa vie ? Cela me fait beaucoup penser à ReLife à première vue. Car dans les faits, l’anime se déroule dans un monde réaliste mais avec un soupçon de surnaturel. De plus, cette expérience permet au personnage de se redécouvrir. Mais la comparaison s’arrête là. Car dans ReLIFE, certains sujets abordés concernent le monde adulte. Alors qu’Irozuku semble parler des troubles adolescents.  

Hitomi, fille de sorciers, déteste la magie. De plus, elle possède un caractère de merde et est daltonienne. Un monde monochrome symbole d’une vie morne ? Une idée dont le trailer nous pousse à penser. Reste à voir comment Hitomi va évoluer dans ses relations. A la fois, avec les autres et avec la magie.

Au niveau visuel, je suis un peu mitigé. Si les personnages sont assez moches à cause du rendu de leur peau. Les décors sont magnifiques : ils regorgent de détails et de couleur. Il suffit de voir la première scène avec le feu d’artifice.

Irozuku est un anime très beau, qui va de paire avec son ambiance très calme et estival. Espérons que les personnages suivent derrière.

 

Moi, quand je me réincarne en slime (Tensei shitara Slime Datta Ken)

 

Adaptation du Light Novel écrit par Fuse et illustré par Mitz Vah par le studio 8bit

Résumé : Satou Mikami se fait tuer par un agresseur alors qu’il revenait de son travail. Pourtant, il se réincarne dans un monde fantastique. Mais pas en preux chevalier badass, mais en slime, la plus faible créature de ce monde.

Mon avis : Encore un manga paru en France mais que je n’ai pas lu cette fois-ci. Moi qui déteste les isekais, je ne pense pas que je le regarderai. Parce que la démarche de Tensura rappelle celle de Konosuba, à savoir parodier les isekais. Notre héros se trouve dans la peau d’un slime. Une créature faible à l’aspect peu envieuse qui tranche avec le héros de base dans ce genre d’œuvre.

Oui, mais si c’est pour faire exactement la même chose que dans les autres isekais, ça me botte moyen. Malgré son apparence ridicule, notre héros semble avoir plein de capacités. Ce qui est intéressant au point de vue créature : cela montre ses possibilités offensives. Mais d’un autre côté, on peut se dire c’est dommage car le but (supposé), c’est que le héros s’en prenne plein la gueule et qu’on rigole. 

Peut-être que je me méprends sur les intentions de l’anime, qui restent floues. Mais j’espère que cela ne sera pas un énième isekai qu’on nous ressert chaque saison.

 

Seishun Buta Yarou wa Bunny Girl Senpai no Yume no Minai

 

Adaptation du Light Novel écrit par Hajime Kamoshida et illustré par Kenji Mizoguchi par le studio CloverWorks

Résumé : Alors qu’il traînait dans la bibliothèque de son lycée, Sakuta rencontre une fille en bunny suit. Elle s’appelle Mai, une senpai de son lycée. Malgré la situation, personne à part lui ne semble remarquer la lycéenne. Comme si elle était invisible. Et si c’était dû à cette rumeur qui circule, le syndrome de la puberté ?

Mon avis : Au vue du titre un poil long, on pourrait s’attendre à une adaptation pourrie comme on a le droit toutes les saisons. Et ce n’est pas son synopsis improbable qui fera dire le contraire. Pourtant, les créateurs du LN ne sont pas à leur coup d’essai. Quelques années plus tôt, ils travaillaient sur un certain Sakurasou no Pet na Kanojo.

Sakurasou qui était un anime sur un pensionnat de lycéens voulant travailler dans l’industrie otaku. Et qui était très agréable à visionner. C’était très joli visuellement et les personnages étaient très attachants.

Donc, ils remettent le couvert. Mais c’est loin d’être aussi réussi au vu des trailers. Parce que j’ai eu un mal fou à comprendre le scénario. La notion de surnaturel n’est pas du tout mise en avant. Sakuta est le seul à voir Mai … et ça ne le choque pas spécialement. Au contraire, il garde son calme. Ce qui désarçonne car notre réaction est limite l’inverse. On se concentrera plus sur la relation entre Mai et Sakuta. Mais dans ce cas, pourquoi ce syndrome ? 

L’anime manque d’impact et l’ensemble est assez fade. Les personnages n’inspirent pas grand-chose. On nous ressort le bon vieux harem avec une petite sœur que j’ai déjà envie de tarter. Le syndrome de puberté est mal introduit et nous déstabilise. Et c’est pas transcendant visuellement.

Pas très rassuré concernant cet anime qui me paraît déjà bancal. Et dire qu’un film est déjà annoncé… 

 

Kishuku Gakkou no Juliet

 

Adaptation du manga de Yousuke Kaneda par le studio LIDENFILMS

Résumé : La Grigio Academy abrite des étudiants venant de 2 pays ennemis : les Chiens Noirs et les Chats Blancs. Romio Inuzuka et Juliet Persia sont respectivement les leaders de ces deux dortoirs. Malgré leurs origines, ils s’aiment et entretiennent une relation secrète.

Mon avis : Une réinterprétation de Roméo et Juliette ? On n’a jamais vu ça, dis donc ! Romeo x Juliet. Pas grand-chose à dire. C’est un harem scolaire tout ce qu’il y a de plus classique. Les personnages ne dégagent rien d’intéressant tellement ils ont l’air cliché. En vrac, on a un tsundere, deux lolis, une sadique.

Je ne me lancerai pas à parler de potentielles intrigues politiques. Ou encore du suspense de la relation entre Roméo et Juliette. C’est un anime comique, donc on n’aura rien de tout ça. Dommage, c’était les points avec le plus de potentiel.

Pas tenté du tout

 

Yagate Kimi ni Naru

 

Adaptation du manga de Nio Nakatani par le studio TROYCA

Résumé : Yuu est une grande fan de shoujo. Et comme dans ces mangas, elle attend le jour où un beau garçon lui déclarera sa flamme. Mais quand ce jour finit par arriver, aucune réaction. Confuse, elle se rend à son nouveau lycée. Elle y rencontre Nanami, la présidente du conseil des élèves, qui lui confesse son amour pour elle. Le début d’une romance que Yuu a toujours recherché ?

Mon avis : Une jeune fille portée sur le shoujo qui se fait séduire par la présidente de son lycée. Ça rappelle beaucoup Citrus ou presque tous les yuris. Heureusement la ressemblance s’arrête là. Car contrairement à son comparatif, l’ambiance est plus moins dramatique.

Voire un peu superficielle. C’est certes très beau et lumineux pour la forme. Mais pour le fond, cela reste très vague. En attendant de voir la romance, j’aime déjà beaucoup la présidente, souriante et très aimable.

J’attends de voir ce que ça va donner.

 

Ore ga Suki nano wa Imouto dakedo Imouto Janai

 

Adaptation du Light Novel écrit par Seiji Ebisu et illustré par Gintarou par le studio NAZ

Résumé : Suzuka Nagami est une élève modèle : excellentes notes et présidente du conseil des élèves. En dehors de ça, elle est aussi auteure de LN. Ce dernier racontant une histoire incestueuse a été primé et va être publié. Mais Suzuka étant trop jeune, c’est son grand frère Yuu qui va se faire passer pour l’auteur de ce fameux LN.

Mon avis : Adaptation de LN + Petite sœur = Inceste = Oreimo = Pas bon anime = ça dégage

 

Radiant

 

Adaptation du manga de Tony Valente par le studio Lerche

Résumé : Seth est un aspirant mage à la recherche du Radiant, le berceau des Nemesis. Des êtres contaminants et tuants les êtres vivants qu’ils touchent. Seth fait parti des rares survivants et compte sur sa faction de mage pour trouver le Radiant.

Mon avis : Le fameux manga français qui déchaîne les passions. Premier manga à être édité au Japon et donc premier manga français adapté en anime. Et dont je n’ai absolument pas lu une seule page.

Du coup, en lisant le trailer, ça me paraît bien classique tout ça. On se retrouve avec un héros qui veut exterminer une race qui menace l’humanité. Et non, ce n’est pas SNK. Rien de révolutionnaire pour le coup.

En revanche, on retrouve notre cher Seiji Kishi à la réalisation. Qui a travaillé sur Assassination Classroom, Angel Beats. Du coup, je suis plutôt confiant pour cette adaptation. Même si c’est impossible de voir les caractéristiques du titre.

 

Ulysses : Jeanne d’Arc to Renkin to Kishi

 

Adaptation du Light Novel écrit par Mikage Kasuga et illustré par Merontomari par le studio AXsiZ

Résumé : L’histoire se déroule en France, durant la Guerre de 100 ans contre l’Angleterre. Montmorency étudie l‘alchimie et la magie à l’Académie Royale. Mais à cause de la défaite d’Agincourt, l’école doit fermer ses portes. Ayant tout perdu, Montmorency erre dans un village et rencontre une certaine Jeanne d’Arc.

Mon avis : Encore un LN avec notre Jeanne d’Arc nationale. Et la première chose que j’ai remarqué, c’est que ça a l’air de ressembler à un anime historique. On y fait la référence à la Guerre de 100 ans avec Jeanne d’Arc et Montmorency. Qui est en fait Gilles de Rais, reconnu pour ses expériences alchimiques ou sataniques.

Et dans l’anime, on sent que l’anime a essayé de rependre ces aspects pour le personnage principal. Montmorency transmet des pouvoirs à Jeanne grâce à la pierre philosophale … et un baiser. D’ailleurs, Jeanne est une loli qui transforme en chevalière démoniaque.

Car oui, on reste dans un anime. Fantastique, qui plus met. Donc, on met le réalisme sur le bas-côté. On retrouve notre jeune Jeanne et un Montmorency très compétent et affable. Ce qui tranche avec les personnages historiques. Mais j’aime bien cet effort de la part des auteurs de se rapprocher le plus possible.

 

Tsurune: Kazenai Koukou Kyuudoubu

 

Adaptation du Light Novel écrit par Kotoko Ayano et illustré par Chinatsu Morimoto par le studio Kyoto Animation

Résumé : Minato Narumiya est un collégien pratiquant le tir à l’arc. Mais après un certain incident, il a arrêté le sport. Quelques années plus tard, Minato revient dans le club de tir à l’arc avec pour objectif de gagner le tournoi préfectoral.

Mon avis : Cela faisait longtemps qu’un KyoAni avait suscité aussi peu de hype. En même temps, un anime de sport avec des mecs MAIS habillés, cela suscite peu d’intérêt de la part du public habituel du studio.

MAIS le studio garde ces points forts habituels. A savoir un graphisme très lumineux et des traits fins. L’animation reste d’une grande classe et est très épuré. Qui va de pair avec l’ambiance très calme dans le tir à l’arc.

Pour le reste, c’est assez ouvert. Est-ce que ce sera un anime fan service comme Free. Ou plus proche de Hibike Euphonium avec la compétition ? Impossible de le dire pour le moment.

 

Et ce sera tout pour cette cuvée d’automne. Quels animes allez-vous suivre ?

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Database d'anime, de seiyuu et d'opening sous forme humaine. Joueur de LLSIF à ses heures perdues. Trouvable sur Twitter (@RequiemForFemto) et MAL (xxxPhantom).

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