Quels animes de saison faut-il voir ? (printemps 2019)

Preview
anime printemps 2019 isekai quartet

Le soleil revient et les animes du printemps aussi. Nous sommes repartis pour une analyse des séries qui sortiront en avril. Et nous sommes gâtés avec pleins de suite (dont on ne parlera pas). Comme

  • One Punch Man, qui promet d’être bien moche (les meilleurs sont partis dessiner Railgun et Accelerator)
  • La deuxième partie de la S3 de SNK, dont je n’ai toujours pas vu la première
  • La troisième saison Bungou Stray Dogs

Fruits Basket (2019)

 

Adaptation du manga scénarisé et illustré par Takaya Natsuki par le studio TMS Entertainment

Résumé

 

Après une tragédie familiale, Honda Tohru se retrouve à dormir dans le jardin du clan Soma, qui possède une malédiction bien particulière. À chaque fois qu’un membre enlace une personne du sexe opposé, il/elle se change en animal du zodiaque chinois. Heureusement pour elle, Tohru va emménager sous le toit de Yuki, Kyo et Shigure.

Mon avis

 

L’anime le plus populaire de ce printemps (et qui n’est pas une suite) est un shoujo manga, mais pas n’importe lequel d’entre eux. Fruits Basket faisaient partis de ceux qui ont bercé les enfances de beaucoup de jeunes femmes d’aujourd’hui, à côté de Vampire Knight.

Ce projet sort vraiment de nulle part : le manga s’est achevé en 2006 et l’engouement autour se ressentait à peine. Sans compter que tout a changé dans le staff : aucun n’a participé à la première diffusion en 2002. Alors est-ce qu’il s’agit de remémorer les anciens souvenirs ou attirer une nouvelle génération ? On verra ça au premier épisode.

Pour l’histoire, j’en ai déjà parlé dans un podcast. Elle sent le vieux : un simple triangle amoureux avec de la fantaisie au milieu. On l’a déjà vu des dizaines de fois ces dernières années et Fruits Basket va se retrouver dans la masse (malgré son passé).

En bref : bon pour la nostalgie, à voir pour le reste.

 

Kenjo no Mago

Adaptation du Light Novel scénarisé par Kikuchi Seiji et illustré par Yoshioka Tsuyoshi par le studio Silver Link

Résumé

 

Après un accident, un jeune homme se réincarne dans un autre monde en tant que bébé. Merlin Worlford, un illustre mage, le recueille et le nomme Shin. À l’âge de 15 ans, le jeune homme est devenu un puissant sorcier… un trop puissant sorcier !

Mon avis

 

Vous connaissez ma grande histoire d’amour avec les isekais. C’est donc avec un plaisir non ironique que je vais regarder cette série très originale. En effet, le mec ultra fort qui va sauver les filles le monde dans lequel il a atterri. Personne n’avait imaginé un scénario pareil (Death March, SAO, Tensura, Isekai Smartphone, Overlord et plein d’autres).

En bref : Regardez l’anime présenté en dessous.

 

Kimetsu no Yaiba (Les Rôdeurs de la Nuit)

Adaptation du manga scénarisé et illustré par Gotouge Koyoharu par le studio ufotable

Résumé

 

Depuis la nuit des temps, les démons rôdent dans la nature à la recherche d’humains à dévorer. Tanjiro, simple marchand, rentre chez lui et découvre sa famille massacrée. La seule survivante est sa sœur Nezuko et encore… elle est devenue un démon. En quête de vengeance, Tanjiro se lance à la traque de ces monstres.

Mon avis

 

D’après les trailers, ça part dans la bonne voie. Avant de me lancer dans le scénario, petit point sur le visuel, qui se montre un poil moins beau que d’habitude. Si vous étiez habitué à l’aspect lumineux et lisse des Fate, le style brut et plus sombre de Yaiba risque de mal passer.

Pour l’animation, ufotable fait du ufotable : la qualité est au rendez-vous. Dans les trailers, l’action se révèle être super dynamique et puissante. Le tout sous la musique de Yuki Kajiura, que je ne présenterai pas.

On se retrouve donc dans une histoire sombre et très violente : les images explicites le prouvent. Tanjiro se bat contre les démons et ses compagnons sont très spéciaux. Avec un bretteur peureux et un cochon. On a vu plus badass comme casting, mais laissons les faires leurs preuves en combat, la force principale du manga.

En bref : il mérite sa chance.

 

Boakutachi wa Benkyou ga Dekinai (We Never Learn)

Adaptation du manga scénarisé et illustré par Tsutsui Taichi par les studios Silver et Arvo Animation

Résumé

 

Yuiga Nariyuki est un élève exemplaire issu d’une famille modeste. En échange d’une recommandation dans une grande université, son lycée lui propose une mission. Ogata Rizu et Furuhashi Fumino sont deux lycéennes spécialistes en mathématiques et en littérature (respectivement). L’ennui, c’est que la première vise une université de lettres et l’autre de sciences et leur niveau dans ces domaines frise le néant. Nariyuki a du pain sur la planche pour redresser la barre.

Mon avis

 

C’est triste qu’il sorte quelques mois après Gotobun no Hanayome alors qu’il est meilleur. Parce que si vous n’avez pas fait la différence, c’est la même histoire. Un mec surdoué qui doit donner des cours à des filles nulles. Rien de très révolutionnaire.

Cependant, ce qui différencie We Never Learn et Gotobun, c’est qu’on plonge plus facilement dans le premier. Car c’est avant tout de la comédie sans prise de tête, les éléments romantiques et dramatiques viennent par la suite. Alors que dans Gotobun, la romance se révèle très vite et l’anime, tombe dans le manga harem de base (bien qu’il soit dans la moyenne haute).

De plus, le casting de WNL se montre plus appréciable. Sa dynamique fonctionne très bien et les situations alternent chaque personnage, qui possède un caractère et un rôle bien précis. Rizu, la fille froide très curieuse ; Fumino, la confidente de Yuiga très avenante et Uruka, la sportive sont autant de personnages très attachants.

En revanche, l’adaptation se rate dans les grandes largeurs. Le passage à l’animation a effacé le trait de l’auteur et la colorisation passe vraiment mal. Autant les cheveux de toutes les couleurs, ça passe en temps normal, mais là, non. Et c’est la première fois que je dis ça, mais les voix ne correspondent pas du tout aux personnages. Kirisu-sensei, qui est un personnage strict, a une voix fluette. Sans déconner.

En bref : Regardez l’épisode 1 et si ça vous a plu, lisez le manga.

 

Nande Koko ni Sensei Ga

 

Adaptation du manga scénarisé et illustré par Soborou par le studio tear-studio

Résumé

 

Ichijou Satoru se retrouve souvent des situations coquines avec sa prof, une certaine Kojima Kana.

Mon avis

Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? Oui, le « scénario » tient en une phrase et ce n’est pas spécialement inventif.

En bref : Même pas pour se rincer l’œil

 

Carole & Tuesday

Anime original réalisé par Watanabe Shinichiro au studio Bones

Résumé

 

50 ans plus tard, l’intelligence artificielle produit toute la culture populaire : musique, film, séries. Carole, jeune fille modeste et Tuesday, issue d’une famille aisée se rencontrent et forment un duo musical. Une simple idée qui va les mener loin, très loin.

Mon avis

 

Monsieur Cowboy Bebop revient cette année avec Carole and Tuesday. Après le semi-échec de Zankyou no Terror, Watanabe nous propose un anime musical. Et ce que l’on peut déjà en dire, c’est que les OSTs sont de bonne facture. On ressent l’influence occidentale avec cet extrait style RnB.

Sinon, rien de plus à en dire. Les trailers ne montrent pas grand-chose, hormis la musique et l’univers.

En bref : J’attends de voir.

 

Hitoribocchi no… Seikatsu

Adaptation du manga scénarisé et illustré par Katsuwo par le studio C2C

Résumé

 

Hitori Bocchi possède un sévère trouble d’anxiété sociale, qui l’empêche de se lier d’amitié avec ses camarades de classe, sous peine de réactions corporelles extrêmes. Sa seule amie était Yawara Kai, qui se retrouve dans un autre établissement que le sien. La voici au collège, seule à la merci des autres élèves.  

Mon avis

 

Hitori Bocchi est un Watamote en (beaucoup) moins malaisant et en plus mignon. On part sur de la tranche de vie moe qu’on a l’habitude de voir. Avec un cast entièrement féminin et une ambiance légère, rien d’extraordinaire ne se dégage de cette série.

Cela dépendra donc des goûts de chacun. Pour ma part, c’est un genre d’humour que je n’aime pas. Parce que cela me met mal à l’aise de voir des gens s’humilier en public, sans que cela soit outrageusement ridicule.

En bref : Watamote m’avait moyennement convaincu, alors Hitori Bocchi…  

 

Sewayaki Kitsune no Senko-san

Adaptation du manga scénarisé et illustré par Rimukoro par le studio Dogakobo

Résumé

 

La vie de Nakano se retrouve chamboulée quand Senko, un kitsune, débarque et emménage chez lui.

Mon avis

 

Vous avez dit Maid Dragon ? Parce que ça y ressemble beaucoup quand même : une créature fantastique débarque dans la vie monotone d’un salaryman. Après, les ressemblances s’arrêtent là.

Parce que la relation entre Senko et Nakano se rapproche d’une relation père-fille. Là, où Kobayashi rejette (gentiment) Tohru. Et contrairement à ce que vous pensez peut-être, cette relation n’est pas malsaine (yonkoma oblige). Au contraire, sa légèreté nous touche et il est fort à parier que ce sera l’anime feel good de la semaine.

En bref : À consommer une fois par semaine.

 

Fairy Gone

Anime original réalisé par Suzuki Kenichi au studio P.A Works

Résumé

 

L’anime se déroule dans un monde où les fées possèdent les animaux, lui donnant des pouvoirs. En transplantant leurs organes dans des soldats, l’armée a donné naissance aux soldats féeriques. Une fois la guerre terminée, certains ont rejoint la police, d’autres la mafia.

Neuf ans plus tard, le vétéran Mariya entre dans Dorothea, une organisation chargée de résoudre les crimes qui impliquent des fées.  

Mon avis

 

Cela me rappelle très fortement Sirius, le dernier projet du studio sorti l’an dernier. Les personnages possèdent les mêmes designs, de même pour l’univers d’avant-guerre. Un point non négligeable qui montre le manque de renouvellement du studio.

Et le scénario a beau être différent, cette impression ne s’estompe pas. Mariya rejoint donc une organisation secrète qui traque les criminels qui utilisent les fées. Au milieu des affaires courantes, tout un complot politique va se monter pour faire tomber le pays.

Une intrigue dont on n’a rien vu pour l’instant. Mais à en juger ce qui est présenté, l’univers et ses mécaniques vont avoir une énorme importance. Pour construire cette intrigue, le fonctionnement des fées devra être clair et détaillé. De même pour les personnages dont les diverses motivations rendront l’anime intéressant ou pas.

En bref : Les œuvres de P.A Works oscillent entre le chaud et le froid. Je lui laisserai une chance grâce à ses graphismes (malgré son horrible 3D).

 

Sarazanmai

Anime original réalisé par Ikuhara Kunihiko aux studios MAPPA et Lapin Track

Résumé

 

Jinnai Enta, Kuji Toi et Yakasa Kazuki rencontrent Keppi, un kappa qui leur vole leur anus. Ce qui les transforme en kappa. Pour redevenir humains, les trois collégiens doivent arriver à se lier et apporter les anus des zombies.

Mon avis

 

« WHAT THE FUCK » comme vous le dites. Mais venant de la part d’Ikuhara, ce n’est pas très étonnant. Le bougre possède son style bien à lui, reconnaissable entre mille. Ses univers et ses intrigues partent dans tous les sens : on se retrouve vite perdus tant les informations inondent le cerveau.

Mais dans toutes les œuvres d’Ikuhara, un semblant de logique existe, du moment où on interprète la symbolique derrière. Donc, on peut se dire que s’il reste à la hauteur, on aura le droit à une bonne œuvre.

En bref : Survivez aux premiers épisodes.  

 

Shoumetsu Toshi

Adaptation du jeu mobile développé par Wright Flyers Studio par le studio Madhouse

Résumé

 

Une ville disparaît dans la surface de la Terre. Le professeur Takuya part mener l’enquête avec Yuki, seule survivante de la Cité perdue.

Mon avis

 

Un anime issu d’un jeu mobile, ça n’annonce rien de bon. Et encore c’est encore plus vrai ici puisque le scénario commence assez fort. On parle quand même d’une ville qui s’évapore avec pour seule survivante, une jeune fille. Inutile de maintenir le suspense, car il est inexistant : c’est Yuki qui a fait disparaître la ville.

Par conséquent, l’intérêt de l’anime repose sur la manière de faire revenir cette ville, de gré ou de force. Donc un grand nombre de personnages seront de la partie. Ce qui est mauvais signe : s’ils ne sont pas importants dans le trailer, ils le seront moins dans l’anime.

En bref : Bof bof

Et vous, quels animes allez-vous suivre ce printemps ?
 

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Database d'anime, de seiyuu et d'opening sous forme humaine. Joueur de LLSIF à ses heures perdues. Trouvable sur Twitter (@Shima_Vinh) et MAL (xxxPhantom).

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