Mes premières impressions des animes de l’automne 2018

Anime Review
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Bla bla bla … Les premières impressions des animes de cet automne 2018. (Oui, je n’avais pas d’idée d’intro) 

Note : les avis ont été écrits après le visionnage des deux premiers épisodes.

C’EST UN GRAND OUI

Goblin Slayer

Un anime énormément sous-estimé à cause de la polémique qu’il a soulevé. En bref, en plein milieu de l’épisode, une fille se fait violer. Comme si Goblin Slayer était pour les enfants… De plus, elle reste assez soft et subtile (bien plus que dans le manga par exemple). Certes on voit le début, mais la scène se déroule en hors-champ. Ce qui conserve le côté angoissant tout en dévoilant le minimum.

Après, je peux comprendre pourquoi l’anime a plein de détracteurs. Les personnages sont des énormes clichés. Entre le guerrier badass et la prêtresse innocente, on a vu mieux. Sans compter qu’aucun des personnages n’a de nom. Ce qui n’aide pas à s’identifier à eux. Et ce n’est pas l’objectif de l’anime.

Si on regarde Goblin Slayer, c’est pour le sang, les cadavres et la baston. Rien d’autre. Ce qui ultra simple mais l’anime le fait excellemment bien. La violence n’est jamais gratuite ni forcée. Par exemple, le premier groupe que l’on suit se fait massacrer. En même temps, quand vous n’êtes que des débutants et que vous n’avez pas de potions, il ne faut pas s’attendre à ce que ça se passe bien.

Mais l’anime se contente pas de déchirer des gobelins à tout va. Goblin Slayer est un personnage loin d’être qu’une machine de guerre. Il possède tout un sens du combat contre les gobelins et ses conseils seront salvateurs pour la prêtresse. Un personnage qui, malgré sa frêle carrure, garde les pieds sur Terre. Bien qu’elle soit témoin d’horribles atrocités.      

Niveau réalisation, on atteint des sommets. Le gros travail de la mise en scène accentue le ressenti. Avec notamment une utilisation des hors-champs efficaces pour renforcer l’angoisse. Ou encore les lumières pour un ambiance sombre. Pour les musiques, elles sont toutes raccord avec les situations. Du bon rock pour les scènes d’actions, des chœurs pour les moments horribles.

En résumé : Pour passer un bon moment, Goblin Slayer est un bon anime pour cela (du moment que vous passez le premier épisode)  

Irozuku

Un anime qui intrigue beaucoup et dont les mots me manquent pour décrire mon ressenti. Car l’expérience a été bonne (très bonne même), difficile à expliquer tant le mélange est subtile. Mais bon, il faut bien que je fasse mon travail.

On se retrouve avec l’histoire du voyage temporel d’Hitomi, une lycéenne daltonienne, qui revient à l’époque de sa grand-mère Kohaku. Petite particularité : la magie existe dans le monde de l’anime. Mais il est supplanté par la technologie du futur. Celle de 2078 pour être plus précis.

Et j’aime bien la symbolique entre la magie et le daltonisme de l’héroïne. Ajouté sa personnalité de poisson mort, cela donne une certaine forme de la potentielle évolution de l’héroïne. Une héroïne que je trouve attachante, ainsi que le cast qui l’entoure. Ils ont une bonne alchimie ensemble et il me tarde d’en savoir plus sur eux.

Mais le principal argument d’Irozuku, c’est son visuel. A chaque scène où la magie est utilisée, c’est tout simplement magique. Tout un travail sur le dessin, les couleurs et les effets qui sont le point fort de cet anime.

En résumé : Parfait pour en prend plein la vue.

Bunny Girl

L’histoire d’une jeune fille qui disparaît du regard des autres personnes, sauf d’une seule. Un jeune adolescent désabusé et solitaire qui va tout faire pour la rendre visible aux yeux de tous. Telle est l’histoire de Mai et Sakuta. Un récit dramatique que je prends beaucoup de plaisir à suivre.

Fait assez rare : j’apprécie le personnage principal d’un LN, Sakuta. Il possède le côté cynique de Hachiman sans pourtant être un gros connard. Certaines de ses répliques sont des punchlines et son alchimie avec Mai est excellente. Elle qui possède un passé douloureux d’idol exploitée par sa mère. Leur relation, en mode « je t’aime moi non plus », est très marrante à suivre.

Un mystère plane sur l’anime : le syndrome de la puberté. Une expression qui résume une série de phénomènes paranormaux. Quelque chose d’incroyable que l’anime essaie d’expliquer. Avec une certaine réussite : ça sort des théories scientifiques cohérentes avec le contexte. Après, le lien avec le scénario manque un peu. Ce qui rend les résolutions un peu sorties du chapeau.

En résumé : Une romance avec un couple agréable à suivre et un mystère cohérent qui donne envie. Je recommande !

Yagatte Kimi ni Naru

Un yuri assez sympathique mais dont j’ai dû mal à rentrer dedans (sans mauvais jeu de mots). L’anime opte pour un visuel assez flashy qui ne plaira pas à tous. Mais pour ma part, ça renforce le côté innocent de la série.

En ce qui concerne l’histoire, il ne se passe pas grand-chose. Yuu va tomber amoureuse de sa senpai, Touko. Pour l’originalité, on repassera. Cependant, j’apprécie beaucoup ces héroïnes. Touko est LA senpai : souriante, dynamique et un peu mélancolique sur les bords qui rend le personnage attachant. De l’autre côté, Yuu est la fille « normale » : féminine, pas spécialement intelligente mais qui s’est s’affirmer. Des personnages dont j’ai envie de voir l’évolution.

Surtout que le thème principal semble être la recherche du vrai amour. Nos deux protagonistes ne ressentent rien quand des garçons déclarent leurs flammes. Mais avant de balancer l’argument du saphisme, l’anime lance une réflexion sur le grand bouleversement qu’est sensé être l’amour. Chose qui n’arrive bien sûr pas. Mais pourquoi dans ce cas. Est-ce que c’est le manque de liens profonds avec les garçons dont on voit à peine le visage ? Ou bien trop d’idéalisation menant forcément à une déception ?

En résumé : un yuri bien agréable et qui a le mérite de pousser une certaine réflexion.

NOPE !

Moi, quand je me réincarne en slime (Tensura)

Un anime que je n’arrive pas à prendre au sérieux une seule seconde. Car à chaque fois que l’anime essaie de rendre une situation sérieuse, il la flingue quelques instants plus tard. Le pire exemple reste celui de notre héros, avec le pire collègue EVER. Certes il appelle l’ambulance, mais il regarde son senpai mourir devant lui. La scène est grave, la musique triste et pourtant, je n’ai pas arrêté de sourire pendant ce moment.

Autre chose qui m’a saoulé, c’est cette voix omnipotente qui explique les compétences de notre slime. Ce qui n’a aucun sens. On ne sait pas d’où vient, ces explications sont d’un basique et ça casse le rythme. A croire que c’était trop demandé d’avoir de la subtilité.

Enfin, je ne saisis pas du tout le concept de l’anime. A quoi ça sert d’avoir un slime en guise de héros alors que s’il avait été humain, rien n’aurait changé ? Parce qu’à part les scènes dans la grotte, c’est de l’isekai vu et revu. Le héros banal mais en fait super fort qui aide des populations en détresse, on l’a déjà des dizaines de fois. Et pourtant, on sent que l’anime essaie d’exploiter le côté senpai de Satoru/Limule. Mais cela reste un micro-scène, donc je ne vais pas trop rêver.

Au niveau visuel, c’est assez sympa : les animations de Limule font sourire et certains effets de brillance flashent bien. Par contre, niveau chara-design, c’est pas trop ça.

En résumé : un anime dont je ne comprends pas la démarche. Une parodie d’isekai mais raté OU un isekai classique mais avec un slime en guise de héros ?

Radiant

L’adaptation de notre fameux manga français et quelle déception. Niveau réalisation globale, le rendu donne du cachet à l’anime. Le visuel brille avec l’éclairage et les effets spéciaux s’intègrent bien à l’ensemble. On pourra noter des décors fournis, donnant un univers en adéquation avec l’ambiance aérienne.

Mais pour le reste, c’est très poussif. D’abord, le rythme est trop lent. En deux épisodes, le premier combat contre le premier ennemi n’est toujours pas terminé. Alors que dans les shônens habituels, le premier fight ne dure jamais plus d’un épisode. Une introduction qui montre ses objectifs et son potentiel pour y arriver.

Ici, Seth, notre héros principal, ne dégage rien. Il s’agit d’un héros lambda : super déter, nul en sort, droit et intègre. On a du mal à savoir ce qui le différencie de la masse des héros de shônens. Certes c’est un sorcier, qui sont mal vus par les gens normaux, mais ce n’est pas une raison pour le rejeter. Car il est loin d’être le seul dans ce cas-là. C’est comme si dans Naruto, les habitants de Konoha traitaient les ninjas de raclure. Ça n’aurait pas de sens, parce que 1/merci l’ingratitude et 2/cela ne concernerait pas le héros directement.

Du coup, quand les villageois se font attaquer par les Némésis, on ne se dit pas « Pitié, faites qu’ils s’en sortent ». Mais plutôt « Bien fait ! ». Sans compter que les némésis n’ont rien de menaçant. Au contraire, ils sont même mignons. En conséquence, ce combat n’est pas très passionnant. Tout comme l’anime d’ailleurs.

En résumé : Un shônen trop long qui peine à se démarquer de ses homologues nippons.

Kishoku Gakkou no Juliet

Une comédie scolaire tout ce qu’il y a de plus classique. Pas grand-chose à en dire : il s’agit d’une école accueillant des élèves de deux pays différents. Bien sûr, les élèves se détestent entre eux et des bagarres éclatent souvent.

Parmi ces deux élèves, Romeo Inuzuka et Juliet Persia (vous avez la référence ?) sont amoureux mais font partis d’un clan différent. Le but sera donc de vivre cette histoire sans se faire choper. Mais même si un fond d’intrigues entre ces deux clans est présent, on se focalise sur les maladroites initiatives d’Inuzuka. Ce qui n’est pas désagréable mais pas ouf non plus.

Mention spéciale au staff, qui s’arrache à chaque scène de Juliet. A chaque fois, il envoie le paquet d’effets de lumières. Pour un résultat qui déchire la rétine mais qui marche pas mal.

En résumé : Sympa mais plus

Ulysses

Le remake version animé de la Guerre de 100 ans. Et la mention d’anime se trouve bien frappante quand on remarque les personnages. En clair, le contexte historique est globalement respecté : les personnages, les lieux et le déroulement est proche de la réalité. Ce qui mérite une mention spéciale tant le travail de recherche approfondi dans du relief à l’anime.

Pour le reste, les facéties nippones ont pris le dessus. Jeanne d’Arc est un enfant qui se transforme en yandere, La Hire (l’un des bras droits de Jeanne) est une femme à gros seins … Au niveau du scénario, je le trouve un peu tiré par les cheveux. On passe de l’enfance du héros à son âge adulte très rapidement. Jeanne entre dans l’action très tôt. On nous présente vite fait les personnages.

En résumé : Mouais.

Oresuki

Une véritable catastrophe ! Le screen parle de lui-même : c’est super moche. Tant au niveau du chara design que dans l’animation. L’animation limitée de l’anime se voit à des kilomètres. En témoigne la magnifique animation du train de l’épisode 2. Même en CGI ça aurait été plus beau.

Pour l’histoire, prenez celle d’Eromanga-sensei : c’est presque exactement la même chose. En bref, Yuu découvre que Suzuka, sa petite sœur, a gagné un concours de Light Novel. Mais elle est trop jeune donc elle demande à son frère de se faire passer pour elle. ET PLOT TWIST FINAL : ce LN raconte l’histoire incestueuse entre une fille et son frère.

Bien sûr, Yuu ne se pose aucune question sur les penchants de sa petite sœur bien qu’il ait lu l’histoire. Suzuka est la fille parfaite, donc aucun intérêt à la suivre. Les autres personnages sont tout aussi fade : entre Himuro, la tsundere stalkeuse et l’illustratrice à gros seins, je ne sais que choisir. L’humour se base sur le fan service et cela ne marche tellement pas. ILS ONT REUSSI A RATER LE GAG DU MEC QUI SURPREND LA FILLE EN TRAIN DE SE CHANGER. Pour situer le niveau de l’anime

En résumé : Oreimo c’est mieux ! 


Et voici pour mes premières impressions sur les animes les plus populaires de l’automne (selon MAL). Et vous, que pensez vous de ces animes ? Quels autres animes regardez vous ? 

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Database d'anime, de seiyuu et d'opening sous forme humaine. Joueur de LLSIF à ses heures perdues. Trouvable sur Twitter (@RequiemForFemto) et MAL (xxxPhantom).

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