Mes premières impressions des animes de l’hiver 2019

Mes premières impressions des animes de l’hiver 2019

Comme d’habitude, on est parti de la review des animes de cette saison d’hiver. Et pour la précision, ces avis ont été émis après les deux premiers épisodes et sont totalement personnels. Sur ce, on commence avec les meilleurs animes de cet hiver.  

LES ANIMES LES PLUS QUALITÉ 

Yakusoku no Neverland (The Promised Neverland)

Un anime qui fait honneur au manga (dont j’ai déjà parlé ici). C’est-à-dire un bon anime, qui résout le principal souci du manga. A savoir un rythme un poil trop lent. Mais avec les rajouts du format anime, ça donne ce fameux dynamisme manquant.

L’animation est somme toute assez banale. A part dans les moments de tensions où les images donnent vraiment les jetons. Et sans que cela soit très explicite. C’est dommage que la 3D dans les plans de caméra travaillés dégouline de partout. Pour les musiques, elles sont bonnes mais pas mémorables. Dans le sens où elles renforcent la sensation de malaise.

En ce qui concerne l’histoire, j’ai en déjà parlé donc je vais faire court. Emma, Norman et Ray vivent dans un orphelinat. Qui se trouve être une ferme pour donner à bouffer à ddes démons. Le trio va chercher à s’échapper. Mais comme le mode difficile, c’est pour les petites natures. Ils décident qu’ils vont s’évader avec tout le monde.

S’en suit toute une série de mind games entre les enfants et leur nourrice, complice des démons. On se retrouve avec une guerre psychologique de haute volée. Chaque coup de leur mère est conçu pour rajouter de la difficulté à leur évasion. Une intrigue à laquelle on s’y prend volontiers.

En résumé : il mérite sa hype.  

Domestic na Kanojo (Love x Dilemma)

ENFIN UN ANIME QUI ME PREND PAS POUR UN CON ! Bon, il est clair qu’au début, ça ressemble quand même à Kuzu no Honkai. Soit un mec, Natsuo, qui est amoureux d’un prof (Hina). Mais elle est maquée du coup, il déprime sévère. Avant que Rui, une fille qu’il n’a jamais vu, lui propose de coucher avec elle. Ce qu’il accepte. Mais la petite différence, c’est que Rui et Hina sont sœurs. Et qu’elles vont cohabiter avec Natsuo. Et le bordel commence. 

Déjà, la narration. LA NARRATION qui s’appuie plus sur l’image que des dialogues longs et chiants. L’anime ne parle pas beaucoup, mais il transmet tellement de choses. Tant au niveau du visuel, qui appuie bien fort le propos sous-entendu. Qu’au niveau des dialogues, qui met parfaitement en place les relations entre les personnages.

Des dialogues qui mettent des petites piques aux mecs. Si vous êtes un mec et que vous regardez DomeKano, préparez vous à prendre cher. Parce que l’image des hommes dans l’anime n’est pas folichonne. Parce que Natsuo couche avec une fille du random absolu, qu’Hina casse avec son copain et que les mecs considèrent Rui comme un tas de viande. MAIS c’est dit avec beaucoup de subtilité, ce qui fait qu’on évite de tomber dans le très éclairé « les mecs sont des connards ».

Parce que Natsuo est loin d’être comme ça. Ok il a peut-être quelques moments de faiblesse. Mais vous sentez qu’il ne sait pas quoi faire. Avec Hina, qui le taquine cordialement et qui réduit la distance entre lui et elle. Mais qui lui clairement comprendre qu’entre lui et elle, C’EST MORT. Parce que c’est un élève et de la famille. J’ai envie d’aimer ce perso mais je ne peux pas. Faire croire à un mec qu’il est important juste pour se servir de lui comme roue de secours, NON !

Et de l’autre côté, Rui est un glaçon vivant qui, elle aussi, tue toute tentative de relation. Parce qu’elle est nulle à ça : elle n’a pas d’ami. Du coup, Natsuo, il a couché avec et puis après ? Il ne peut pas faire comme si de rien était. Mais dans ce cas, il la traite comment ? Comme sa sœur ou son plan cul. Bref, c’est déjà trop long mais ça en dit long sur les possibilités de DomeKano

En résumé : REGARDEZ LE (même si t’es un mec)

LES ANIMES MOYEN QUALITE

Dororo

Une adaptation d’un manga vieux de 50 ans et ça se sent. Surtout au niveau de l’histoire, où on suit les aventures d’un enfant maudit, Hyakkimaru. Il voyage pour retrouver ses organes. Lui, qui a été victime du pacte que son père avait signé avec des démons. Dans sa quête, il rencontrera pleins de compagnons, dont le premier Dororo, un enfant possédant beaucoup de bagou. On sent que c’est daté tellement le scénario propose peu de choses en dehors de son postulat de base. Pas vraiment de développement de personnages ni de thèmes abordés. C’est vraiment léger niveau contenu.

Par contre, il le raconte bien. Chaque épisode met en scène un démon que Hyakkimaru va buter. On y introduit les personnages, la scène de combat et Hyakkimaru retrouve un organe. Une ritournelle qui ne lasse pas trop pour le moment parce que les scènes de combats sont de haut niveau. C’est dynamique, ça bouge partout et on ressent la sensation de vitesse. Dommage qu’ils soient assez court.

Pour la musique, on a un très bon ending, un opening bizarre et des OSTs pas très marquantes.

En résumé : Dororo raconte et met en scène son histoire avec des personnages intéressants. Dommage qu’il n’en ai pas beaucoup à raconter. 

Boogiepop wa Warawanai (Boogiepop and Others)

MAIS QUEL BORDEL ! Dieu sait que je déteste les scénarios non linéaires, genre Baccano et Durarara. Si j’ai bien suivi, on suit l’histoire de Nagi qui recherchent des extraterrestres cannibales voulant envahir la Terre. Pour cela, il utilise leurs pouvoirs pour droguer leurs victimes pour en faire leurs esclaves.

L’histoire paraît simple, mais l’anime le raconte de la manière la plus confuse qui soit. En clair, il ne se passe pas 5 minutes sans qu’on change de point de vue. On passe de Nagi, à Suema, puis Saotome puis Echoes. Mon cerveau, il a du mal à suivre bien que l’intrigue soit d’une simplicité à comprendre. Et que l’anime ait la décence d’expliquer les relations entre les persos juste après les avoir introduits.

Je ne suis vraiment pas emballé par l’histoire, qui est trop simple à mon goût. Et surtout, qui est d’une mollesse absolue. L’anime se traîne, le rythme est lent, l’animation est rigide, on s’ennuie sec. Les personnages oscillent entre le bon, comme Nagi et le mauvais, comme Keiji qui est un poisson mort.

Et Boogiepop dans tout ça ? Parce que oui, c’est quand même censé être le perso principal. Et bien, quelques apparitions et c’est tout. Pour une protagoniste, c’est vraiment léger. Et même si c’est justifié, ça ne donne pas envie de la suivre.

En résumé : J’ai beau craché sur l’anime, mais au fond de moi, j’ai envie de le continuer. Pourquoi ? Par curiosité et quand même je me suis pris au jeu. Par contre, j’aurai tout oublié la semaine prochaine.

Gotoubun no Hanayome (The Quintessential Quintuplets)

Fuuah … l’anime est d’un plat. On se retrouve avec un mec qui doit donner des cours à cinq sœurs nulles en tout. On ne va pas se mentir : c’est un harem déguisé. Avec le bestiaire habituel de ce genre d’œuvre, entre la gyaru, la yandere, la silencieuse, la conne et la futur copine du héros. D’ailleurs, Gotoubun, c’est le seul anime harem qui TE SPOILE SA FIN. Sans déconner, qui pense que le mec ne va pas finir avec Itsuki ? … Voilà.

Le scénario est d’une profondeur égale au niveau zéro de la mer. Chaque épisode va consister à développer chaque fille. Mais bien que ça soit correct, ça manque d’impact et d’émotions. On n’est pas transporté par les relations avec les personnages. Et ce n’est pas juste à cause de mon avis neutre sur Miku.

La seule qualité que je lui trouve, c’est sa réalisation qui ose certaines choses. Comme des scènes avec des effets visuels impressionnants ou les memefaces des personnages. En dehors de ça, pas grand-chose à en dire.

En résumé : ça fait le taf mais le minimum syndical.        

 Tate no Yuusha (The Rising of the Shield Hero)

OH BORDEL, le fameux anime isekai que je savais que j’allais détester. Et ça n’a pas loupé. Déjà, on se retrouve avec le bon vieux otaku lambda sans histoire. Qui se fait téléporter dans un autre monde en ouvrant un livre … EN OUVRANT UN LIVRE ! Bref, il débarque dans ce nouveau monde. Il est l’un des quatre héros légendaires censés sauver le monde et se trouve affubler du bouclier, l’arme la plus nulle.

Et l’anime appuie bien fort sur ce point : que le héros est un gros loser. COMME SI ON AVAIT PAS  COMPRIS. Le roi zappe son introduction et personne ne veut faire partie de son équipe. A part une fille, se trouvant être en réalité une voleuse qui voulait piquer son blé. Et pendant les vingt premières minutes, on enchaîne les scènes de l’isekai cliché. Les passages en mode « compagnon pour la vie », l’entraide ou le moment « c’est trop bien que je sois ici ». Autant dire qu’à ce moment-là, j’étais en mode « MAIS BIEN SUR… ».

En plus, vu que Naofumi est un loser et que les autres sont trop cools, POURQUOI NE PAS AVOIR FAIT L’ANIME SUR EUX ? Question au hasard. 

Surtout que Tate no Yuusha possède une mécanique de JV, ce qui ne fait aucun sens. Parce que dès le début, on vous montre que c’est un monde fantastique. Et puis d’un coup, comme ça, on nous dit qu’ils ont des niveaux et un arbre de compétences. Qu’est-ce que ça fout là, sérieusement ? Surtout que ce système ne sert à rien. Ses compétences ont l’air de se débloquer au pif. Et c’est pour des boucliers qui servent de deus ex machina. Vraiment inutile.

MAIS

Je trouve une seule qualité à Tate no Yuusha. Une qualité suffisamment importante pour qu’il sorte in extremis des animes de merde. Un point qui peut aussi être l’ultime défaut de l’œuvre, tellement c’est scandaleux.

C’EST LE FAIT QUE NAOFUMI DEVIENNE UN ENORME CONNARD

Parce que ça change tellement des héros d’isekai tout innocent. En mode « avec mes compagnons, on va tout braver. Et je crois en eux dur comme fer. ». Là, Naofumi devient l’ennemi public n°1 après s’être fait accuser à tort. Et au lieu de se dire « ils me maltraitent car il se sont fait manipuler. Il faut que je résolve ce malentendu », il se dit FUCK OFF. Et il part totalement en vrille.

Parce qu’on parle quand même d’un mec qui menace des marchands en plein jour. Qui deal avec des bandits. Et surtout qui ACHETE une esclave pour la faire combattre à sa place pour ramasser de l’argent et des XPs. Alors que sa famille est morte sous ses yeux, massacré par un monstre. On en est à ce niveau-là, quand même.

En résumé : Un isekai bateau qui fait déjà scandale mais un connard de protagoniste qui le rend agréable à suivre. Pour moi, en tout cas.    

Mahou Shoujo Tokushusen Asuka (Magical Girl Spec-Ops Asuka)

Alala, j’aurai aimé apprécier Asuka mais je n’y arrive pas. Et pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayer de proposer du contenu. L’histoire implique Asuka, qui était une magical girl qui affrontait des monstres appelés disas. Une fois la paix revenue, elle aspirait à une vie normale. Mais des menaces se profilent, ce qui la contraint à reprendre du service. A son plus désarroi.

Car ses années passées au front l’ont traumatisées. A force de voir des gens se faire massacrer devant ses yeux, elle refuse de combattre à nouveau. Surtout qu’elle a réussie à se faire des amies, qui sont … mouais.

Mais le monde dans lequel elles vivent est gangrené par le terrorisme. Le Japon, pays avec le taux de criminalité le plus bas du monde, en proie au terrorisme … OK ! Du coup, l’anime baigne dans une violence très explicite. Et pour l’instant gratuite : ok, c’est des terroristes mais ils en font des caisses. Genre buter des dizaines de gens. Pourquoi ? On ne le sait toujours pas.

Ce qui m’amène sur un autre défaut de l’anime : RIEN N’EST INTRODUIT. Les personnages, les enjeux, les ennemis, rien. Enfin, si mais dans un flashback très court et surtout très osef.

Au niveau de la forme, c’est moche. L’anime possède des tons très ternes, mêmes dans les effets spéciaux. Le chara-design est ridicule : on se retrouve avec des yeux de 30 cm de diamètre. Et pour les musiques, elles envoient du pâté. Dommage que ça soit trois pistes réutilisées à l’infini.

En résumé : Asuka essaie des choses mais c’est trop brouillon pour prétendre à des retours positifs.

L’ANIME QUI M’A FAIT RAGER

Kaguya-sama wa Kokurasetai (Kaguya-sama : Love is War)

MAIS SERIEUSEMENT QU’EST-CE QUE LES GENS ONT AVEC KAGUYA-SAMA !? 8.10 sur MAL, des critiques dithyrambiques sur son forum et sur Reddit. Mais les gens, ouvrez les yeux : C’EST NUL !

Bon, je lui accorde le fait que c’est très bien réalisé. Le mec est un ancien du studio Shaft et ça se voit. Entre les plans de caméra de l’espace et l’utilisation soutenue de trames, ça donne beaucoup de cachet à l’anime. En plus, niveau sonore, c’est pas dégueu. Car les musiques mettent bien dans l’ambiance et les seiyuus sont impliqué dans leur boulot, surtout celle de Kaguya.

Mais pour le reste, c’est VIDE. Pendant les deux épisodes, je me demandais si je suis censé rire, prendre ça au premier degré, m’émouvoir ou me dire que c’est N’IMPORTE QUOI. Parce que oui, ça suce sur les graphismes et l’animation mais pour le reste, plus personne à l’horizon.

Déjà, le concept de base est con. Miyuki et Kaguya sont amoureux l’un de l’autre mais ils ne veulent pas faire el famoso déclaration. Du coup, ils cherchent des moyens pour faire passer l’autre à l’acte. En clair, Kaguya-sama montre pourquoi une romance entre deux tsunderes est chiante comme la mort.

L’humour ne m’a fait sourire une seule fois. Parce que ça n’a aucun sens. Les monologues intérieurs du non-sens le plus total qui durent une éternité pour des trucs à la con. Genre aller à la montagne ou la plage pour leur camp. Avec cette voix off de l’enfer, qui T’EXPLIQUE C’EST QUOI LA BLAGUE. GENRE LES GENS SONT TROP CONS POUR ESSAYER DE COMPRENDRE TOUT SEUL. Et tout ça pour quoi ? Pour que la secrétaire soit la chute de la blague 80 % du temps.

Et pour la romance, oh bordel. OH BORDEL. On est d’accord que le but d’une romance, c’est de te faire apprécier les personnages pour qu’à la fin, tu sois heureux pour eux ? Dans Kaguya-sama, c’est mal barré. Miyuki et Kaguya sont des élèves ultra doués dans un lycée d’élite. Chose que la voix off appuie bien fort. ALORS QU’ON SE BRANLE PUTAIN. Ça aurait pu se passer dans un lycée paumé dans le Zimbabwe, ça aurait pareil.

Du coup, comme les persos sont des clichés de niveau intersidéral, impossible de s’attacher eux. Ni même à leur relation, qui n’est que du vent. Jamais l’anime ne prend la peine de nous expliquer pourquoi Miyuki est attiré par Kaguya et inversement. Les deux personnages n’interagissent très peu ensemble. Ce qui fait que je ne m’intéresse pas à eux et que leur relation, qui est le pilier de l’anime, je m’en branle.

En résumé : C’est joli mais c’est vide. Circulez : y a rien n’à voir. 

Et voilà pour mes avis sur cette fournée de l’hiver. Et vous, que pensez-vous de ces animes ? Etes-vous d’accord avec moi ?

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