Zombieland saga: un anime MORTEL !

Anime Review

Soyons honnêtes deux secondes. Les animes d’horreur, c’est souvent de la merde. Another, Corpse Party et King’s Game en sont de (très) bons exemples. On passe plus notre temps à en rire qu’être effrayé. Et justement, si je vous présentais un anime drôle avec des d’horribles créatures ? Cela paraît totalement surréaliste. Mais le Japon nous a prouvé sa capacité à faire n’importe quoi et le faire bien. Et donc, on va parler de zombies qui deviennent des idols. Dans cette critique, on va parler de Zombieland Saga.  

Présentation de Zombieland Saga

 

Zombieland Saga est un anime original de 12 épisodes produits par le studio Mappa. A la baguette de cet anime, on trouve Sakai Munehisa, qui a principalement bossé sur One Piece et Precure.

L’histoire nous raconte celle de Sakura, frêle jeune fille, qui se fait renverser par un camion. À son réveil, elle découvre qu’elle s’est réincarnée en zombie, tout comme six autres filles. Venant d’époques différentes, elles vont devoir devenir idol pour redynamiser Saga, une bourgade perdue dans le Kyushu (c’est ici, pour les curieux). Le tout sous la houlette de Tatsumi Kotarou, leur manager haut en couleurs.

 

 

L’humour de Detroit Metal City

Ça part loin très loin et très vite

 

Rien qu’avec le plot, on sent que l’anime va très vite partir dans le n’importe quoi. On parle quand même de morts-vivants qui doivent redynamiser une région rurale. Ce qui est loin le genre de scénario qu’on voit toutes les saisons. Mais qu’on a déjà vu dans Sakura Quest *tousse tousse*

Et pour vous illustrer ça, je vais résumer l’épisode 1. Donc … nos héroïnes sont des zombies dans toutes leurs splendeurs. Elles sont putréfiées, possèdent des bandages et des cicatrices. Et au début, elles se contentent de ramper en grognant. Ce qui loin d’être pratique quand un live est prévu le soir-même dans un festival métal. Un groupe d’idol dans un concert de métal ? MAIS C’EST TOUT À FAIT LOGIQUE, VOYONS ! Du coup, Sakura essaie d’assurer le show. Et là, un truc se passe et ça devient magique.

 

 

Du coup, l’humour de Zombieland Saga part à fond sur de l’absurde. Notre groupe est certes composés de gens morts. Mais surtout, il est inconnu donc il faut le promouvoir. Et là, Tatsumi est prêt à tout faire subir aux filles. Des concerts pour les vieux, en pleine rue, pour une compagnie. Et à chaque fois,  nos idols accumulent les casseroles. Ça va dans tous les sens et c’est hilarant car on ne sait jamais ce qui va se passer.

Et l’anime part souvent en couilles. Entre les événements qui se passent mal et leur condition de zombie, les gags s’enchaînent à une vitesse folle. Et en plus, sans se répéter. Preuve que l’anime arrive à se renouveler sans cesse. A chaque épisode, c’est le fou rire garanti. Mais Sakura and co. ne sont pas les seules à nous faire rire. 

La participation active du public 

 

En dehors des situations absurdes, un autre élément vient ajouter du piment à la série : les personnages secondaires. Alors oui, on ne sait rien d’eux mais leurs réactions venant d’un autre monde sont exceptionnelles. Ce qui rappelle un autre anime d’humour et de musique : Detroit Metal City.

Pour l’info, Detroit Metal City raconte l’histoire d’un chanteur de pop qui se retrouve à chanter pour un groupe de métal. Ce qui donne des situations improbables, comme le fait d’insulter sa meuf de pute dans le calme le plus total. Et surtout, les fans du groupe commentent les actions du héros. Mais en exagérant bien comme il faut. Comme son exploit d’avoir fait mouiller la tour de Tokyo. (Cet épisode est mythique au passage)

Dans Zombieland Saga, on retrouve le même genre de gimmick. Avec un policier et des fans de métal, qui reviennent que quelques instants mais de manière récurrente. Mais chaque fois, c’est pour des gags qui ne sont certes pas très inspirés. Mais ils font en quelque sorte parti du cast.  En revanche, le meilleur personnage de cet anime ET DE TRES TRES LOIN, ce n’est nul autre que … 

TATSUMI KOTAROU

 

 Si vous ne deviez retenir qu’un personnage, ce serait lui. Sans aucune hésitation. Parce que déjà, il est doublé par un Miyano Mamoru qui s’éclate dans son rôle. Miyano qui est le seiyuu de Light de Death Note et d’Okabe de Steins;Gate. Il joue chaque réplique comme si elles étaient super épiques. Alors qu’il ne fait qu’un briefing de début d’épisode. A croire qu’il buvait 3 canettes de Red Bull avant les enregistrements.

 

 

Et c’est ça Tatsumi, un manager un poil trop à fond. Mais pas dénué du sens des affaires. Car malgré le fait qu’il hurle sur les filles sans arrêt, il sait ce qu’il fait. Les lives, les événements, les pubs, c’est pour le groupe et son succès. Ce qui montre que Tatsumi est à des années lumière d’être un simple comic relief, comme ceux d’avant.

Il prend son rôle de manager très à cœur. Ce qui signifie faire en sorte que les filles travaillent, bien sûr. Mais aussi veiller à leur bien être et désamorcer les éventuels conflits. Des moments où il nous montrera sa maturité et son capacité à prendre du recul. Notamment quand le groupe se dispute vers le milieu de l’anime. Ce qu’il le rend deux fois plus attachant. Parce qu’il est très drôle, qu’il possède une conscience professionnelle et beaucoup d’empathie.

OK, Zombieland Saga, c’est très drôle. Mais ça reste un anime d’idol. Du coup, que vaut le côté idol de la série ?

Les idoles d’Idolm@ster

 

Parce qu’avant d’être un anime d’humour, Zombieland Saga est un anime d’idol. Et ici, on nous propose de suivre l’ascension du groupe Franchouchou. Alors … oui, c’est vraiment le nom du groupe et oui, le nom est pourri.

Mais les personnages à l’intérieur sont loin d’être mauvais et inintéressants. Chacune des filles viennent d’une époque différente. Ce qui signifie que :

1/ Tatsumi est un profanateur de tombes en puissance

2/ Les filles possèdent des caractères et des objectifs bien différents

 

De gauche à droite : Yugiri, Lily, Junko, Sakura, Ai, Saki, Tae

Les personnages secondaires : Tae et Yugiri

 

Commençons par Tae, qui la moins intéressante parce qu’elle reste un zombie teubé du début à la fin. Mais malgré son manque … d’intelligence, elle va contribuer au groupe. Par exemple, c’est elle qui va trouver le nom du groupe. Pas grand-chose à dire, si ce n’est de Mitsuishi Kotono double le zombie teubé à la perfection.

Ensuite, on enchaîne avec Yugiri, la courtisane de l’ère Meiji. Qui n’a vraiment d’objectifs à proprement parler. Elle jouera surtout le rôle de la femme fatale, courtisane oblige. D’où un phrasé très élaboré et une attitude toujours dans la retenue. Etant la plus “âgée”, elle occupe surtout le rôle de médiatrice dans le groupe. Cherchant toujours à calmer le jeu, elle se trouve être un bon alter égo de Tatsumi, en moins beaucoup excité.

 

 

Ceux qui aurait mérité plus : Lily et Saki

 

Lily est la loli de service. D’ailleurs, elle s’en donne à cœur joie dans son rôle, elle qui était ancienne actrice. Toujours pleine d’innocence et de mignonnerie, elle incarne la joie de vivre du groupe. Par conséquent, Lily est un personnage qui joue avec notre affectif. En témoigne son épisode dédié, où on apprend son côté mignon dégoulinant n’est qu’une façade. Un épisode riche en émotions, qui rend le personnage encore plus mignon.

 

 

Saki était loin de se destiner à une carrière d’idol. Ce qui se voit dès le début où l’ancienne délinquante envoie bouler tout le monde. Car pour elle, le respect, ça se mérite. Son objectif, il est clair : conquérir le monde Kyushu. Et pour ça, elle compte bien s’appuyer sur Franchouchou dont elle est la leader. Un rôle qui lui va comme un gant.

Parce que Saki possède beaucoup de charisme. Elle est cool, grande gueule, potache, un poil autoritaire et n’a pas froid aux yeux. Le cliché du délinquant sans peur ni reproches, en somme. Mais c’est oublié que Saki possède aussi un grand sens de la famille. Que cela soit avec son gang ou avec Franchouchou. Et cette facette la rend attachante parce qu’elle est le moteur du groupe. Et sa plus fière représentante.

 

 

Celles qui portent la série : Junko, Ai et Sakura

 

Ayant vécu dans les années 80, Junko ne se sent pas vraiment à l’aise dans le groupe. Ses valeurs diffèrent beaucoup des autres filles : elle prône l’humilité et le travail parfait. Là où les autres foncent sans vraiment sans réfléchir. Toujours en retrait, c’est pourtant l’un des éléments les plus talentueux du groupe. Car de son vivant, elle a tout donné pour atteindre ses objectifs. Avant que le destin n’en décide autrement.

Avec Junko et Ai (dont on parlera après), l’anime entre dans sa partie plus sérieuse en abordant l’évolution des idols. Un sujet abordé avec une certaine justesse sans tomber dans le cliché du « c’est du passé, il faut passer à autre chose ». Junko fait donc partie des personnages les plus intéressants de la série. Dommage qu’elle ne soit pas plus mise en avant.

 

 

Ancienne pièce maîtresse du groupe Iron Frill, Ai fait partie des filles les plus expérimentées dans le groupe. Bien que Saki soit la leader officielle du groupe, c’est Ai qui en donne sa direction. En faisant de ses anecdotes d’idol au sommet la plupart du temps. Sachant qu’est-ce que cela implique d’être idol, elle va tenter de faire monter le groupe pour revenir au sommet. Un objectif qu’elle veut réaliser coûte que coûte, ce qui implique quelques frictions. Surtout qu’elle n’a pas la langue dans la poche.

Ce qui passe par les événements que vous connaissez : les concerts au-delà de l’approximatif, les rencontres avec les fans et les apparitions dans des pubs locales. Des activités loin d’être du goût de toutes, mais qui s’y plient pour Franchouchou. Toutes sauf une : Junko. Ce qui a le don d’exaspérer Ai qui ne comprend pas Junko, qui a vécu à une époque où les idols étaient des déesses inaccessibles. On découvrira alors son passé et sa mort, qui est ridicule en y repensant. Mais qui colle super bien avec son objectif de rédemption.

Ai, c’est l’expérience, le franc-parler et le talent.

 

 

Enfin, on termine avec le personnage principal., Sakura. Qui était une lycéenne tout ce qu’il avait de plus banal (ou presque #nospoil). Jusqu’au jour où elle se fait renverser par un camion et devienne un zombie. Première à reprendre conscience, elle est celle qui est la plus impliquée dans le groupe. Et depuis ses tout débuts. Volontaire et déterminée, elle se consacre au groupe bien que réticente au départ. Après tout, c’est son rêve de devenir idole.

Alors en quoi Sakura est intéressante ? Grâce à son traitement à la fin de la série. Sans vouloir spoiler, Sakura nous montre pourquoi l’une des leaders du groupe. Un leader humain qui réunit le groupe avec son relationnel. Et ça, les autres filles lui rendront en la soutenant corps et âme. Comme elle n’était pas très confiante en elle, les filles vont lui apprendre qu’elle peut compter sur collègues et amies. Une leçon simple et déjà vu mille fois. Mais qui possède un traitement juste et met en valeur tout le groupe.

 

 

ACHETEZ VOUS DES YEUX !

 

Durant tout l’anime, les personnages vont tenter de cacher leur identité de zombie. Avec plus ou moins de succès. Mais pour Lily, Junko et Ai, elles doivent cacher leur véritable identité. Étant donné qu’elles sont connues, la mission est plus difficile.

Mais pourtant, personne ne semble les reconnaître. Ce qui donne naissance à la plus grosse incohérence de l’anime : PERSONNE NE RECONNAÎT LES ZOMBIES. Et quand certains personnages ont des soupçons, il n’insiste pas. 

Encore pour Yugiri, elle a vécu dans les années 1890/1900. Du coup, les gens ont eu le temps d’oublier. En revanche pour Lily, qui est morte récemment, personne ne semble avoir fait le rapprochement. Alors qu’elle ressemble exactement à ce qu’elle était avant. Mais le pire, c’est Ai et là je suis obligé de spoil tellement c’est un foutage de gueule.

SPOILER

Ai faisait partie du groupe Iron Frill, un groupe à succès. Mais lors d’un concert en plein air, elle se fait foudroyée, ce qui la tue sur le coup. Dix ans plus tard, son ancien groupe se produit sur la même scène que Franchouchou. Et les fans sont toujours au rendez-vous.

 

 

Alors pourquoi quand Ai monte sur scène, personne ne la reconnaît ? Je sais qu’elle est morte mais elle ressemble quand même beaucoup à son vivant. Et les spectateurs n’y voient que du feu.

En vrai, je suis mauvaise langue car il y a quand même un personnage qui se pose des questions. Il s’agit d’un journaliste trouvant que Franchouchou ressemble à quelques idoles décédées. Même si c’est un personnage récurrent, l’anime ne lui accorde pas beaucoup d’importance car ça reste un anime d’humour avant tout. 

SPOILER

Sauf quand il s’agit de faire des chiffangers

 

Et les musiques dans tout ça ?

 

Mais Zombieland Saga, c’est un anime d’idols avec donc des musiques. Et qu’est-ce que valent les musiques ? Franchement, chacun est juge. Mais pour ma part, je ne les aime pas plus que ça. Parce qu’elles sont composées de manière très bizarre. Entre les chansons qui n’ont aucun sens musicalement, genre faire un break en plein couplet. Ou encore chanter tellement de mots que ça en devient du rap.

Mais je suis mauvaise langue parce que deux points sauvent (un peu) les musiques. Le premier, c’est que toutes les musiques ne sont pas à jeter. D’abord, l’opening qui se donne des airs épiques ultra premier degré ALORS QUE C’EST UN ANIME AVEC DES IDOLS ZOMBIES. Ensuite, les OSTs sont pas mal et se donne aussi des airs mélancoliques. Genre la musique bien années 90 quand un vieux maître explique la vie à son jeune disciple. Mais si, vous savez …

Le second, c’est que l’anime ose balancer des genres musicaux à des années lumières de la J-Pop. Comme du heavy métal bien hardcore. Mais ça à la limite, Babymetal a prouvé que c’était compatible. Ou encore du rap. DU RAP ! Séquence iconique de l’anime tellement ça n’a aucun sens. Et le meilleur, c’est que c’est toujours de l’improvisation la plus totale. Ce qui rend la chose imprévisible donc drôle.

Zombieland Saga, c’est mortel 

 

Rien qu’à la vue du titre Zombieland Saga, on pourrait se dire que ce serait un anime d’horreur avec des zombies. Un High School of the Dead, le ecchi en moins. Mais on se rend compte que ça part très vite très loin. Exit les scènes de terreur et place à une tranche de vie moe, mais qui est très loin de se contenter de ça.

Parce que Zombieland Saga est juste hilarant. A chaque épisode, l’anime arrive à renouveler ses gags. En plaçant les filles dans des situations improbables ou peu désirables. Ce qui fait qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre pour la suite. Tout en gardant quelques gimmicks bien dosés. Comme la présence de quelques personnages secondaires et surtout de Tatsumi. Ce manager, joué à la perfection par Mamoru Miyano, en fait des caisses sans pourtant être lourd.

Car au-delà de l’aspect humoristique, l’anime possède un fond travaillé et bien recherché. Je parlais de Tatsumi tout à l’heure : c’est loin d’être un profanateur de tombes qui réduit en esclavage des mortes. Tatsumi reste un grand professionnel, qui sait comment gérer des idols. Entre les lives, les pubs et les apparitions, tout est bon pour faire connaître son groupe. Sans compter l’aspect humain de la chose, dans lequel il s’implique dans son style à lui.

Concernant les autres personnages, ils sont tous géniaux. Chacune des filles possède un rôle et une personnalité propre. Ce qui les rend mémorables et attachantes. Bien que chacun de leur traitement soit inégal. Si pour Ai, Junko et Sakura, leurs développements sont les plus aboutis. Saki et Lily aurait mérité plus de considération, surtout pour la seconde dont la mort est d’un ridicule affligeant. Mais dans tous les cas, c’est l’un des meilleurs cast qu’il m’était de voir. Tant l’équilibre entre les filles est homogène : aucune n’est reloue (pour des raisons de merde).

Alors vous pourriez vous dire que c’est un anime con qu’on nous sert toute l’année ? Et vous n’auriez pas tort. On est très loin d’animes aussi beau qu’Irozuku ou touchant que Bloom into You. Mais on tient là un excellent mélange entre de l’humour et du serious business, sans que l’un n’empiète trop sur l’autre. Ce qui rend Zombieland Saga divertissant, intéressant et un peu touchant. Du coup, ce que je vous conseille ?

ALLEZ VOIR ZOMBIELAND SAGA 

 

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Database d'anime, de seiyuu et d'opening sous forme humaine. Joueur de LLSIF à ses heures perdues. Trouvable sur Twitter (@Shima_Vinh) et MAL (xxxPhantom).

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